Herod., lib. HL c. 15. B
4. Honnêtes. Ne désigne rien de pluâ ici que la sociabilité, la civilité. V. p. 46( et 476.
5. S'en servir. V. ce qui a été dit précédemment de l'usage très-libre et trcs-varié du pronom en dans la langue du xvu» siècle, p. 68, 81, 110 i"?, — Même aujourd'hui, l'application de ce pronom aux noms de personne n'est pas absolument interdite par la f;rammaire.
6. CoNNDS. Distingués, appréciés même quand ils n'appartenaient pas à la l'erse). V. p. 3 )4, n. 2, an exemple, entre beaucoup d'autres, de cet usage du mot connaître.
gouverner. Leur grand empire fut toujours régi avec quelque confusion. Us ne surent jamais trouver ce bel art, depuis si bien pratiqué par les Romains, d'unir toutes les parties d'un grand État, et d'en faire un tout parfait. Aussi n'étaient-ils presque jamais sans révoltes considérables. Ils n'étaient pourtant pas sans politique. Les règles de la justice étaient connues parmi eux, et ils ont eu de grands rois * qui les faisaient observer avec une admirable exactitude. Les crimes étaient sévèrement punis ^ mais avec cette modération, qu'en pardonnant' aisément les premières fautes, on réprimait les rechutes par de rigoureux châtiments. Ils avaient beaucoup de bonnes lois, presque toutes venues de Cyrus et de Darius, fils d'Hystaspe *. Ils avaient des maximes de gouvernement, des conseils réglés^ pour les maintenir ^ et une grande subordination dans tous les emplois. Quand on disait que les grands qui composaient le conseil étaient les yeux et les oreilles du prince '', on avertissait tout ensemble, et le prince, qu'il avait ses ministres comme nous avons les organes de nos sens, non pas pour se reposer, mais pour agir par leur moyen ; et les ministres, qu'ils ne devaient pas agir pour eux-mêmes, mais pour le prince qui était leur clief, et pour tout le corps de l'État. Ces ministres devaient être instruits des anciennes maximes de la monarchie *. Le registre qu'on tenait des choses passées ^ servait de règle à la postérité. On y marquait les services" que chacun avait rendus, de peur qu'à la honte du prince, et au grand malheur de l'État, ils ne demeurassent sans récompense. C'était une
i. Ces grands rois sont sans doute Tyrus et Darius, fils d'Hystaspe, que riatoa distingue pour leur esprit d'ordre et de justice, dans ce II1« livre des LoU, que Cossuet a sous les yeux en écrivant ceci.