‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 488 sur 583 · Montesquieu reconnaît aussi ccrtaî · texte numérisé non relu

Montesquieu reconnaît aussi ccrtaî

qu'il a hautement détesté dans sa Politique tirée de l'Écriture, 1. IV. « Les rois sont soumis comme les autres à l'équité des lois... » Art. iv, 4» Prop.

ncs convenances entre le gouvernement j 7. Plat., A/ci6., i. B.

ans, lorsque l'esprit commence à se former, ou leur donnait pour leur instruction quatre hommes des plus vertueux et des plus sages de l'État. Le premier, dit Platon, leur apprenait la magie, c'est-à-dire, dans leur langage, le culte des dieux selon les anciennes maximes et selon les lois de Zoroastre, fils d'Oromase. Le second les accoutumait à dire la vérité, et à rendre la justice. Le troisième leur enseignait à ne se laisser pas vaincre par les voluptés, afin d'être toujours libres et vraiment rois \ maîtres d'eux-mêmes et de leurs désirs. Le quatrième fortifiait leur courage contre la crainte, qui en eût fait des esclaves, et leur eûl ôté la confiance si nécessaire au commandement. Les jeunes seigneurs étaient élevés à la porte du roi avec ses enfants -. On prenait un soin particulier qu'ils ne vissent ni n'entendissent rien de malhonnête. On rendait compte au roi de leur conduite. Ce compte qu'on lui en rendait, était suivi, par son ordre, de châtinients et de récompenses, La jeunesse, qui les voyait, apprenait de bonne heure, avec la vertu, la science d'obéir et de commander. Avec une si belle institution % que ne devait-on pas espérer des rois de Perse et de leur noblesse, si on eût eu autant de soin de les bien conduire dans le progrès de leur âge, qu'on en avait de les bien instruire dans leur enfance? Mais alors les mœurs corrompues de la nation les entraînaient bientôt dans les plaisirs, contre lesquels nulle éducation ne peut tenir. Il faut pourtant confesser que, malgré cette mollesse des Perses, malgré le soin qu'ils avaient de leur beauté et de leur parure, ils ne manquaient pas de valeur. Ils s'en sont toujours piqués, et ils en ont donné d'illustres marques. L'art militaire avait parmi eux la préférence qu'il méritait, comme celui à l'abri duquel tous les autres peuvent s'exercer en repos*. Mais jamais ils n'en connurent le

1. Vraiment ROIS. .. — Tout ce passage est tiré presque textuellement de Plalon, loc. cit.

i.\6a., De exped.Cyri jun.fVih. I. R.

— A la porte du roi. 'Ev Ta;? paoïV.tu;

Vipaiî, dit XBuopiion (c, ix;. Expression

consacrée en Orient pour désigner le palais ou la cour du roi.

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