‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 490 sur 583 · CO.NSDMAIT TOUT · texte numérisé non relu

CO.NSDMAIT TOUT

Crediinus atlos Defecisse amiics, epolaque Uuuiina Medo

Praudeute.

JVVENAL, \, 176.

peine à comprendre d'où il pouvait tirer sa subsistance.

Cependant, avec ce grand appareil, les Perses éton- /laient * les peuples qui ne savaient pas mieux la guerre qu'eux. Ceux mêmes qui la savaient se trouvèrent ou affaiblis par leui's propres divisions, ou accablés par la multitude de leurs ennemis : et c'est par là que l'Egypte, toute superbe qu'elle était et de son antiquité, et de ses sages institutions, et des conquêtes de son Sésostris *, devint sujette des Perses, Il ne leur fut pas malaisé de dompter l'Asie INIineure, et même les colonies grecques, que la mollesse de l'Asie avait corrompues. Mais quand ils vinrent à la Grèce même, ils trouvèrent ce qu'ils n'avaient jamais vu, une milice réglée, des chefs entendus, des soldats accoutumés à vivre de peu, des corps endurcis au travail, que la lutte et les autres exercices ordinaires dans ce pays rendaient adroits; des armées médiocres ' à la vérité, mais semblables à ces corps vigoureux * où il semble que tout soit nerf, et où tout est plein d'esprits^ ; au reste, si bien commandées et si souples aux ordres* de leurs généraux, qu'on eût cru que les soldats n'avaient tous qu'une même âme, tant on voyait de concert dans leurs mouvements ^

* iMais ce que la Grèce avait de plus grand, était une politique ferme et prévoyante, qui savait abandonner, ba-

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