Expression de Bossuet. Pari. III, c. vi
2. V. la fin des eh. m, vi, vii de la III« Partie. Bossuet n'a pas, comme Montesquieu et Gibbon, cet esprit critique qui se plaît à l'étude de la dissolution des grandes choses. Ce qui ne l'empêche pas de regarder en face les plus lamentables ruines, et même de triompher, avec une sorte de joie sévère, des grands écroulements, dès qu'il rentre dans son rôle d'historien de Dieu et de ses desseins, et qu'il a ressaisi i cette verge de la loi, avec laquelle il chasse pèle-méle devant lui et Juifs et Oentils au tombeau, i (Chateaubriand.)
De 1700 à l'année de sa mort, 1704, Bossuel, en relisant son ouvrage, avait préparé plusieurs additions, dont une considérable (un chapitre entier, le xxix» de la II* partie), en vue d'une édition nouvelle. Ces additions, qui étaient restées en manuscrit, ont été publiées en 1818 parles éditeurs de Versailles à la place que l'auteur leur réservait dans le texte. En les reproduisant de la môme manière, j'ai toujours eu soin de les signaler par une note. Ces parties, en effet, malgré l'évidente destination que leur a donnée l'auteur, peuvent n'avoir pas reçu de lui la rédaction dernière, puisqu'elles n'ont pas été insérées de sa main dans son ouvrage.
Dans toutes les éditions originales, et dans la plupart des suivantes, diverses séries de dates (ans du monde, — de la fondation de Rome, — avant Jésus-Christ) accompagnent le texte des Époques, à la marge duquel elles défilent sur deux colonnes. Celte disposition n'ayant pu être reproduite dans la présente édition, on s'est borné à indiquer les années avant Jésus-Christ, dans le corps du texte, en joignant aux dates de Bossuet celles de la chronologie bénédictine, aujourd'hui plus généralement répandue, toutes les fois qu'il y a divergence entre les deux systèmes.
Toutes les notes par lesquelles Bossuet nous renvoie aux auteurs et aux livres dont il a fait usage, ont été soigneusement distinguées par un B de celles de l'éditeur. Elles doivent porter cette marque, quoique les éditeurs de Versailles les aient souvent complétées par une indication plus directe des passages cités.
STOIRE UNIVERSELLE