S*ÎÎ3 s'b>-TE:«DRB... S'ACCORDAIEnr À
ESTENDnE.Antithèsc ingénieuse et solide.
Ces j^i-ns qui ne pouvaient se comprendre entre eux, comprennient et ejécutaient
d'un plus grand, et un événement fâcheux ne faisait que les irriter davantage. • Saint-Evrcraond, Réjl. sur Ifs dioTs géiues du p.romun, c. vi. C'est très-bieu dit: mais l'ex pression .s'e/i/iardissaient et se fortifiaient par leurs malheurs, nous donne de celte vertu une idée plus frappante et plus rare,
4. Sur cet usage de la préposition par, v. p. 6i, vg, 2ii9, etc.
parfaitement les ordres que donnait 5. Ils en faisaient le semblant. Lo-
Ann bal : tant le génie d'un seul homme cution assez rare aujourd'hui, mais dunt
avait su discipliner cette étrange armée ! l'Académie française n'a pas cnssé ifau-
3. " A dir'' vrai, la vertu des Romains toriser l'usage. V. les exemples qu'elle
leur tenait lieu de toutes choses. Un : en donne dans la dernière édition de
boa succès les animait à la poursuite | son Dictionnaire.
autant louer leur équité que leur valeur et leur prudence. Mais quand ils eurent goûté la douceur de la victoire, ils voulurent que tout leur cédât, et ne prétendirent à rien moins qu'à mettre premièrement leurs voisins, et ensuite tout l'univers sous leurs lois.
Pour parvenir à ce but, ils surent parfaitement conserver leurs alliés, les unir entre eux, jeter la division et la jalousie parmi leurs ennemis, pénétrer leurs conseils, découvrir leurs intelligences*, et prévenir leurs entreprises.
Ils n'observaient pas seulement les démarches de leurs ennemis, mais encore tous les progrès de leurs voisins : curieux surtout ou de diviser ^ ou de contre-balancer par quelque autre endroit les puissances qui devenaient trop redoutables, ou qui mettaient de trop grands obstacles à leurs conquêtes.
Ainsi les Grecs avaient tort de s'imaginer, du temps de Polybe, que Rome s'agrandissait plutôt par hasard que par conduite '*. Ils étaient trop passionnés pour leur nation, et trop jaloux des peuples qu'ils voyaient s'élever au-dessus d'eux : ou peut-être que, voyant de loin l'empire romain s'avancer si vite, sans pénétrer les consens qui faisaient mouvoir ce grand corps, ils attribuaient au hasard, selon la coutume des hommes, les effets dont les causes ne leur étaient pas connues. Mais Polybe, que son étroite familiarité avec les Romains faisait entrer si avant dans le secret des affaires, et qui observait de si près la politique romaine durant les guerres puniques, a été plus équitable que les autres Grecs, et a \Ti que les conquêtes de Rome étaient la suite d'un dessein bien entendu. Car il voyait les Romains, du milieu de la mer Méditerranée, porter leurs regards par-