‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 55 sur 583 · L'iMMA. V. plus liant, p. 69, n · texte numérisé non relu

L'iMMA. V. plus liant, p. 69, n

4. Celles d'Athèxes. Tite-Live est, lur ce point, affirmatif (III, 31). Il est possible que ces députés se soient bornés à visiter les villes grecques d'Italie, pour y recueillir les meilleures lois. V. Duruy, IJist. des Humains, t. I, p. 19S.

.H. Empiéter , s'emploie aujourd'hui avec la préposition sur (et non, comme ici, avec complément direct), et signifie entreprendre sur, déborder sur. Empié-

ter le pouvoir, comme le dit ici Bossuct, c'est enva/dr le pouvoir, l'usurper. Ce sens du verbe empiéter, fréquent chcï les écrivains du ivi« siècle, était devenu plus rare au xvii».

6. Par l'intempérarce. Sur cet usage de la préposition par, Y. plus haut, p. 55, n. I. — L'intet/ipérance est dit ici de la passion qui ne garde plus de mesure. L'original latin de ce mot est dans cette phrase de Cicéron : « D. Virginius virginem Dliam, propter unius ex illis X viris intcmperiem, in foro sua manu interemit. » [De rrp., U, 37.) Par un latinisme encore plus marqué, Bossuet a dit ailleurs : « Qu est-ce donc qui les a poussés? Quelle force, quel transport, quelle intempérie a causé ces agitations et ces violences? » 0. F. de la iciue d'Angleterre.

que de la laisser abandonnée à la passion d'Appius. Le sang de cette seconde Lucrèce * réveilla le peuple romain, elles déceravirs furent chassés (449).

Pendant que les lois romaines se formaient sous les dccemvirs, Esdras, docteur de la loi, et Néhémias, gouverneur du peuple de Dieu nouvellement rétabli dans la Judée, réformaient les abus, et faisaient observer la loi de Moïse, qu'ils observaient les premiers*. Un des principaux articles de leur réforraation fut d'obliger tout le peuple, et principalement les prôtres, à quitter les femmes étrangères qu'ils avaient épousées contre la défense de la loi. Esdras mit en ordre les Livres saints, dont il fit une exacte révision, et ramassa les anciens mémoires du peuple de Dieu pour en composer les deux livres desParalipomènes ou Chroniques, auxquelles il ajouta l'histoire de son temps, qui fut achevée par Néhémias. C'est par leurs livres que se termine cette longue histoire que Moïse avait commencée, et que les auteurs suivants ^ continuèrent sans interruption jusqu'au rétablissement de Jérusalem. Le reste de l'histoire sainte n'est pas écrit dans la même suite.

Pendant qu'Esdras et Néhémias faisaient la dernière partie de ce grand ouvrage, Hérodote, que les auteurs profanes appellent le père de l'histoire *, commençait à écrire. Ainsi les derniers auteurs de l'histoire sainte se rencontrent avec le premier auteur de l'histoire grecque^; et, quand elle commence, celle du peuple de Dieu, à la prendre seulement depuis Abraham, enfermait déjà

1. De cette seconde LccnÈcE. Uapprochemcnl soudain, d'un grand effet, parce que, quelles que soient les différences des deux drames et des deux caractères, il repose sur une analogie profonde.

Virginie, arrachée par une telle mort au déshonneur, ne parlait pas moins haut contre la tyrannie, que Lucrèce, frappée de sa propre main pour ne pas survivre au sien. Le sang de l'une criait vengeance et liberté, comme celui de l'autre.

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