Oo CÉSAR. — Dans lesquels César
— Ce relatif, car c'en est un, devient le point de départ d'une phrase nouvelle, qui se rattache à la précédente par un procédé de syntaxe plus latin que français. Cf. p. 2Ô0, n. 1.
d'empereurs, le commandement * des armées, exerce une puissance absolue.
Rome, sous les Césars, plus soigneuse de se conserver que de s'étendre, ne fait presque plus de conquêtes que pour éloigner les Barbares qui voulaient entrer dans l'empire.
A la mort de Caligula, le sénat, sur le point de rétablir la liberté et la puissance consulaire, en est empêché par les gens de guerre, qui veulent un chef perpétuel, et que leur chef* soit le maître.
Dans les révoltes causées par les violences de Néron, chaque armée élit un empereur ; et les gens de guerre connaissent qu'ils sont maîtres de donner l'empire.
Ils s'emportent jusqu'à le vendre publiquement au plus offrant, et s'accoutument à secouer le joug. Avec l'obéissance, la discipline se perd. Les bons princes s'obstinent en vain à la conserver ; et leur zèle pour maintenir l'ancien ordre de la milice romaine ne sert qu'à les exposer à la fureur des soldats.
Dans les changements d'empereur, chaque armée entreprenant de faire le sien, il arrive des guerres civiles et des massacres effroyables.
Ainsi l'empire s'énerve par le relâchement de la discipline, et tout ensemble il s'épuise par tant de guerres intestines.
Au milieu de tant de désordres, la crainte et la majesté du nom romain * diminue *. Les Parthes, souvent vaincus, deviennent redoutables du côté de l'Orient, sous l'ancien nom de Perses qu'ils reprennent. Les nations septentrionales, qui habitaient des terres froides
i. Malgré Texemple de Bossuet, nous n'oserions donner au verbe n'attacher un coraijlément de ce genre. Ce sont les perionnei c^u'ou s'attache. Les Césars s'attachaient les cœurs des soldats.
2. Vbdlb.nt xm cHBP, BT QUE... — Sur ce changement de tour, v. p. 163, n. 3. Cf. celte phrase de la page i53 : • Les Mèdes ne cherchaient m l'or ni l'argent, mais la vengeance, mais à assouvir leur haine...; • et celle-ci : • Pompée, content du tribut qu'il leur imposa, et de les •tiettreen état... . P. 354.