‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 567 sur 583 · Bostuet n'hésite pas à parler ainsi · texte numérisé non relu

Bostuet n'hésite pas à parler ainsi

I à Texemple du latin (terror et mnjestas nominis), parce que la crainte attachée au nom romain, peut être considértie comme un attribut de ce nom, aussi bien que la majesté.

i. DiuiMUR. Le singulier, et non le pluriel, quoique le verbe ait deux sujets ; mais l'écrivam considère la crainte et la majesté coimiie parties d'i.ne idée générale et supéiieure, qui est l'asceuda t du nom romain. Telle est, en beaucoup de cas, la règle d'accurd suivie par Bossuet. — ill n'y a pas un seul moment où Muise et sa loi n'ait été vivante.» P. 403

et incultes, attirées par la beauté et par la richesse de celles de l'empire, en tentent l'entrée * de toutes parts.

Un seul homme ne suffit plus à soutenir le fardeau d'un empire si vaste et si fortement attaqué.

La prodigieuse multitude des guerres, et l'humeur des soldats, qui voulaient voira leur Lôte des empereur? et des césars, oblige à les multipUer.

L'empire même étant regardé comme un bien héréditaire, les empereurs se multiplient naturellement par la multitude des enfants des princes.

Marc-Aurèle associe son frère à l'empire. Sévère fait ses deux enfants empereurs. La nécessité des affaires ^ oblige Dioclétien à partager l'Orient et l'Occident entre lui et Maximien : chacun d'eux, surchargé, se soulage en éUsant deux césars.

Par cette multitude d'empereurs et de césars, l'État est accablé d'une dépense excessive, le corps de l'empire est désuni, et les guerres civiles se multiplient.

Constantin, fils de l'empereur Constantius Chlorus, partage l'empire comme un héritage entre ses enfants : la postérité suit ces exemples, et on ne voit presque plus un seul empereur.

La mollesse d'Honorius, et celle de. Valentinien III, empereurs d'Occident, fait tout périr.

L'Italie et Rome même sont saccagées à diverses fois, et deviennent la proie des Barbares.

Tout l'Occident est à l'abandon ^. L'Afrique est occupée par les Vandales, l'Espagne par les Visigoths, la Gaule par les Francs, la Grande-Bretagne par les Saxons, Rome et l'Italie même par les Hérules, et ensuite par les Ostrogoths. Les empereurs romains se renferment dans l'Orient, et abandonnent le reste, même Rome et l'Italie.

L'empire reprend quelque force sous Justinien, par

1 . El» TBNTBKT l'bntréb. Cet emploi du verbe tenter, déjà rencontré p. 139 (les Allemands et les Francs tentèrent de toutes parts l'entrée des Gaules), répond tout à fait à l'expression latine, tentare aditum, essayer de pénétrer, chercher un accès,

Italiam pelere, et terras tentare reposlas. VlR6.,^n.,ni. 364.

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