ToDT l'Occidbnt est a l'abandopt
Même dans le style très-simple et trèsuni de ce résumé final d'histoire romaine, les expressions soudaines, familières et grandes, à la Bossuetcomme celle-ci, jaillis'eat encore.
SUR l'uistoikl: universelle.
la valeur de Bélisaire el de Narsès. Rome, souvent prise et reprise^ demeure enfin aux empereurs. Les Sarrasins, devenus puissants par la division de leurs voisins et par la nonchalance des empereurs, leur enlèvent la plus grande partie de l'Orient, et les tourmentent tellement de ce côté-là, qu'ils ne songent plus à l'Italie. Les Lombards y occupent les plus belles et les plus riches provinces. Rome, réduite à l'extrémité par leurs entreprises continuelles, et demeurée sans défense du côté de ses empereurs, est contrainte de se jeter entre les bras des Français. Pépin, roi de France, passe les monts, et réduit les Lombards. Charlemagne, après en avoir éteint * la domination, se fait couronner roi d'Italie, où* sa seule modération conserve quelques petits restes aux successeurs des Césars ; el en l'an 800 de Notre- Seigneur, élu empereur par les Romains, il fonde le nouvel empire.
Il est maintenant aisé de connaître les causes de l'élévation et de la chute de Rome.
Vous voyez que cet État fondé sur la guerre, et par là naturellement disposé à empiéter sur ses voisins, a mis tout l'univers sous le joug, pour avoir porté au plus haut point la politique et l'art militaire.
Vous voyez les causes des divisions de la république, et finalement de sa chute, dans les jalousies de ses citoyens, et dans l'amour de la liberté, poussé jusqu'à un 3xcès et une délicatesse ' insupportables.
Vous n'avez plus de peine à distinguer tous les temps de Rome *, soit que vous vouliez la considérer en ellemême, soit que vous la regardiez par rapport aux autres peuples ; et vous voyez les changements qui devaient suivre la disposition des affaires en chaque temps.
En elle-même vous la voyez au commencement dans un état monarchique établi selon ses lois primitives *,
1. En ÀTom ÉTEirsT. En, pronom relatif, prenait sans difficulté la place du nom de personne, toi:l aussi bien que du nom de chose. Cf. p. 68, 123, 147, 492,500, etc., etc.
ï. Roi d'Italie, ou. Pareille licence grammaticale a déjà été relevée p. 463 : • 11 pleut rarement en Egypte, mais ce Qe'Ave '^ui /'arrose toute... •