K EXTiiEPRE^iDRE. La même opposi
ter, perdait ses alliés par son avarice, et ses armées par sa lâcheté *. Vaincu par le consul Paul Emile, il fut contraint de se livrer entre ses mains (168). Gentius, roi de rillyrie, son allié, abattu en trente jours par le préteur Anicius, venait d'avoir un sort semblable. Le royaume de Macédoine, qui avait duré sept cents ans, et avait près de deux cents ans ^ donné des maîtres nonseulement à la Grèce, mais encore à tout l'Orient, ne fut plus qu'une province romaine. Les fureurs d'Antiochus s'augmentaient ^ contre le peuple de Dieu. On voit paraître alors la résistance de Mathatias, sacrificateur, de la race de Pbinées, et imitateur de son zèle ; les ordres qu'il donne en mourant pour le salut de son peuple ; les victoires de Judas le Macliabée *, son fils, malgré le nombre infini de ses ennemis (166); l'élévation de la famille des Asmonéens, ou des Machabées; la nouvelle dédicace du temple, que les Gentils avaient profané; le gouvernement de Judas, et la gloire du sacerdoce rétablie ; la mort d'Antiochus, digne de son impiété et de son orgueil (164); sa fausse conversion durant sa dernière maladie, et l'implacable colère de Dieu sur ce roi superbe ®. Son fils Antiochus Eupator, encore en bas âge, lui succéda, sous la tutelle de Lysias, son gouverneur. Durant cette minorité, Démétrius Soter, qui élaic en otage à Rome, crut se pouvoir rétablir; mais il ne put obtenir du sénat d'être renvoyé dans son royaume : la politique romaine aimait mieux un roi enfant *.
tion se retrouve dans ce vers de Corneille :
On entreprend assti, mais aucun n'exécute, , Cinna, II; 1.
' 1. Tout est dit en ce peu de mots sur ce personnage. Voilà un homme jugé à fond, et dont on comprend que la ruine était inévitable.
2. PnÈs DE DEUX CENTS ANS. L'usage actuel voudrait ici une double préposition devant le nom de nombre (qui avait, durant près de deux cents ans, donné des maîtres...).