En. Voy. sup., page 39, note
4. Différaient peu des paysans. Ils exploitaient directement leurs terres, avec leurs esclaves, et partageaient avec eux tous les travaux des champs. L'époque du vieux Caton ferme seulement l'ère oîi florissaient ces glorieux soldats, généraux, sénateurs et magistrats laboureurs.
5. E?i public. Par opposition à la vie privée, et lorsqu'ils remplissaient les fonctions publiques.
6. 0)1 les trouvait. Ce qui parait certain, .c'est que, effectivement, les envoyés du sénat, allant offrir la dictature à L. Quinctius Gincinnatus, le trouvèrent de l'autre coté du Tibre, occupé à des terrassements et à des travaux rustiques, dans sa propriété de quatre jugères (Voy. Tit.-Liv., III, 26). Mais le fait, sans être exceptionnel, ne doit pas être trop généralisé; en tout cas, il est particulier à une époque depuis longtemps passée quand Tite-Live le racontait, à titre d'exemple, à ses contemporains.
Curius et Fabrice, ces grands capitaines qui vainquirent Pyrriius, un roi si riche *, n'avaient que de la vaisselle de terre; et le premier *, à qui les Samnites en offraient d'or et d'argent, répondit que son plaisir n'était point d'en avoir, mais de commander à qui en avait. Après avoir triomphé ^, et avoir enrichi la république des dépouilles de ses ennemis, ils n'avaient pas de quoi se faire enterrer. Cette modération durait encore pendant les guerres puniques *.
1. Un roi si riche. Par rapport aux Romains, oui; absolument, non. L'Épire élail un pays petit et pauvre. Pyrrhus étoullait de misère dans ses Etats, passa en Italie précisément pour mieux subsister, améliora sa situation grâce aux subsides des Tarentins ses alliés : voilà tout. Mais il fallait pou de chose alors pour éblouir les yeux des Romains, peu habitués au reflet de l'or. Les expéditions de Pyrrhus en Italie se placent de 280 à 273.
2. Le premier. M. Curius Dentatus, avant de battre Pyrrhus près de Tarente (275), avait vaincu les Sabins, les Lucaniens, les Samnites. Les ambassadeurs de ces derniers, vers la fin de la troisième et dernière guerre du Samnium (290), étant venus le trouver dans sa modeste retraite et lui offrir de l'or pour essayer de le séduire, il leur répondit fièrement que ce qui lui paraissait beau, c'était, non pas d'avoir de l'or, mais de commander à ceux qui en avaient. Voy.Cic, De «e«ec^., XVI.
3. Après avoir triomphé. Absolument ; c'est l'expression latine triumphare : postquam triumphaverarit. L'opération consistait eu une rentrée solennelle des troupes victorieuses, précédées de tout le butin en hommes, bétail, valeurs de toutes sortes, et où l'objet principal était le triomphateur lui-même, revêtu de ses insignes, couronné de lauriers, assis dans une chaise curule dressée sur un char monumental.
4. Pendant les guerres puniques. Les trois guerres contre Garthage ont duré, la première de 264 à 241, la seconde de 219 à 202, la troisième de 149 à 146. C'est un espace de cent dix-huit ans, et l'époque où Rome se transforme complètement. Ce que dit Bossuet est à peu près vrai pour la première période, contestable pour la seconde, inexact pour la troisième, où Rome était en pleine décadence politique, militaire, morale, sociale.
Dans la première, on voit Régulus \ général des armées romaines, demander son congé au sénat pour aller cultiver sa métairie, abandonnée pendant son absence ^ Après la ruine de Carthage, on voit encore des grands exemples de la première simplicité. yEmilius Paulus, qui augmenta le trésor public ^ par le riche trésor des rois de Macédoine, vivait selon les règles de l'ancienne frugalité, et mourut pauvre ^. Mummius, en ruinant Corinthe, ne profita que pour le public des richesses de cette ville opulente et voluptueuse ^ Ainsi les richesses étaient
1. Régulus. Encore un personnage en partie légendaire. Dans les temps postérieurs, alors que les vicissitudes de la fortune romaine servaient de thème dans les écoles, Régulus est devenu le type du héros malheureux et a défrayé la verve des écoliers, puis des poètes. Paillettes et clinquant, dit jMommsen, maladroitement jetés sur le costume simple et sévère de l'histoire!