‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 105 sur 153 · Cléoinène. Ciéomène III (236-219) essaya de régénérer · texte numérisé non relu

Cléoinène. Ciéomène III (236-219) essaya de régénérer

182 DISCOURS SLR l'HISTOIRE UNIVERSELLE

Philopœmen *. Rome n'a point combattu contre ces deux grands capitaines; mais le dernier, qui vivait fclu temps d'Annibal et de Scipion % à voir agir les Romains dans la Macédoine, jugea bien que la liberté de la Grèce allait expirer, et qu'il ne lui restait plus qu'à reculer le moment de sa chute ^. Ainsi les peuples les plus belliqueux cédaient aux Romains. Les Romains ont triomphé du courage dans les Gaulois, du courage et de l'art dans les Grecs, et de tout cela soutenu de la conduite * la plus raffinée en triomphant d'Annibal ; de sorte que rien n'égala jamais la gloire de leur milice.

Aussi n'ont-ils rien eu, dans tout leur gouvernement ^, dont ils se soient tant vantés que' de leur discipline militaire ^. Ils l'ont toujours considérée

Sparte en rétablissant les lois de Lycurgue. Il égorgea les éphores, détruisit le sénat, abolit les dettes, bannit le luxe et fit un nouveau partage des terres. 11 eut d'abord des succès contre les Achéens; puis, vaincu à Sellasie (22o), il s'enfuit en Egypte, où il mourut (219).

1. Philopœmen, surnommé le dernier des Grecs, se distingua dans la ligue Achéenne, dont il devint et fut longtemps le chef. Né à Mégalopolis, et, en sa qualité d'Arcadien, ennemi de Sparte, il vainquit cette puissance et la contraignit à accéder à la ligue. Il périt dans une bataille contre les Messéniens, en 18.3.

2. Annibal, Scipion et Philopœmen moururent tous trois en l'an 183.

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