‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 106 sur 153 · Plut., m Philop. B · texte numérisé non relu

Plut., m Philop. B

4. Conduite. Prudence, adresse, savoir-faire. Cf. Sévigné, 432 : « Vous avez de la prudence, de la conduite, • et Régn., Sat., XTII :

Le malheur, par conduite, au bonheur cédera.

5. Leur gouvernement. Leur organisation administrative et leur politique intérieure.

6. Leur discipline militaire. Toutes les vertus guerrières, instruction, courage, obéissance surtout.

comme le fondement de leur empire '. La discipline militaire est la chose qui a paru la première dans leur État, et la dernière qui s'y est perdue % tant elle était attachée à la constitution de leur république.

Une des plus belles parties de la milice romaine était qu'on n'y louait point la fausse valeur ^. Les maximes du faux honneur, qui ont fait périr tant de monde parmi nous, n'y étaient pas seulement *connues dans une nation si avide de gloire. On remarque de Scipion * et de César, les deux premiers hommes de guerre et les plus vaillants qui aient été

1. Le fondement de leur empire. Rome, ne vivant que par la guerre et pour la guerre, avait toujours sur les bras un ou plusieurs ennemis. On sait <[ue, depuis la fondation de la ville jusqu'à Auguste, le temple de la guerre ne fut fermé que trois fois. En 7o0 ans, c'est peu.

2. La dernière qui s'y est perdue. La décadence des vertus civiques et militaires a été simultanée. Bien longtemps même avant la chute de la liberté et l'établissement du principat, les armées romaines, sauf quand elles étaient commandées par un Paul-Émile ou un Scipion Émilieu, ne vivaient plus que sur leur ancienne réputation. On connaît les hontes des deux premières années de la troisième guerre punique, celles de la guerre de Numance, de la guerre de Jugurtha. A partir de Sjila, il n'y a plus d'armées romaines, il y a des légions d'aventuriers avides, à la solde de Sylla, de Marins, de César, de Pompée, de Sextus, de Lépide, d'Antoine, et autres.

3. La fausse valeur. Par exemple, celle de la chevalerie française à peu près pendant tout le moyen âge, qui amena les plus grands désastres de la guerre de Cent ans, qui nous fit perdre la bataille de Pavie et tant d'autres. Chez aucune nation, cette fausse valeur n'a été et n'est encore plus développée que chez nous.

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