‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 112 sur 153 · Sortit tout à coup ce hardi décret. L'expression, vraie · texte numérisé non relu

Sortit tout à coup ce hardi décret. L'expression, vraie

rait ' pluti'it que de rien coder à l'ennemi armé, et qu'on lui accorderait des conditions équitables, après qu'il aurait retiré ses armes -.

La mère de Coriolan, qui fut envoyée pour le fléchir, lui disait entre autres raisons * : « Ne connaissez-vous pas les Romains? Ne savez-vous pas, mon fils, que vous n'en aurez rien que par les prières, et que vous n'en obtiendrez ni grande ni petite chose par la force * ? » Le sévère ^ Coriolan se laissa vaincre : il lui en coûta la vie, et les Volsques choisirent d'autres généraux : mais le sénat demeura ferme dans ses maximes; et le décret qu'il donna, de ne rien accorder par force, passa pour une loi fondamentale de la politique romaine, dont il n'y a pas un seul exemple que " les Romains se soient départis dans tous les temps de la république '.

prosopopée, serait plus admirable encore, si elle ne sortait elle-même en droite ligne du latin : prodiit decretiim, edictiim. senatus consullitm.

1. Décret... qu'on périrait. Syntaxe hardie : le conditionnel périrait est régi moins par le substantif décret que par la proposition verbale qui y est contenue virtuellement ; on décréta. Ce tour est des plus fréquents dans la langue latine : Audax decretum prodiit, ou même exiit, perituros esse cives romanos potins quani hostihus armatis cédèrent.

2. Voy. Don. à'i\alic.,Aniiq. rom., liv. VIII; cf. Mont., Grand, et Décad., ch. IV.

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