A'^ Voy. sup., page 19, note
4. Dion. Halic, Ant. rom., lib. 11, c. xix. B. 0. Tite-Liv., lib. I, c. xxxii. B.
6. Précédait toujours. 11 en était des Féciaux comme des livres sibyllins, comme des augures, des haruspices, de la foudre, des prodiges, etc. L'interprétation de toutes ces choses était d'ordre exclusivement religieux; or les fonctions religieuses sont les seules où les plébéiens n'aient jamais eu accès. Aussi la religion fut de tout temps, et surtout aux premiers siècles de Rome, dans la main des patriciens, un instrument, un moyen d'obtenir du peuple tout ce qu'ils voulaient.
guerre était reconnue, le sénat prenait ses mesures pour l'entreprendre; mais on envoyait, avant toutes choses, redemander ^ dans les formes à l'usurpateur les choses injustement ravies, et on n'en venait aux extrémités qu'après avoir épuisé les voies de douceur. Sainte ^ institution s'il en fut jamais, et qui fait honte aux Chrétiens, à qui un Dieu venu au monde pour pacifier toutes choses n'a pu inspirer la charité et la paix ^. Mais que servent les meilleures institutions, quand enfin elles dégénèrent * en pures cérémonies ^? La douceur de vaincre et de dominer corrompit hientût dans les Romains ce que l'équité naturelle leur avait donné de droiture. Les délibérations des Féciaux ne furent plus parmi eux qu'une formahté inutile''; et, encore qu'ils ^ exerçassent envers leurs plus grands ennemis des actions