‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 130 sur 153 · Un peuple -roi · texte numérisé non relu

Un peuple -roi

Te rcrjere imperio populos. Romane, mémento.

(Virg., yEn., VI, 85.) Bine populum late regem.

(Ibid., I, 25.)

3. Les conseils publics. Les assemblées populaires, au foruyn, autour de la tribune aux harangues. C'est là que se discutaient, avant le vole, les lois, les rogations tribuniciennes, les résolutions sorties du sénat ou de l'initiative des magistrats compétents.

rament *, eussent été trop tumultueux. Mais, au fond, c'était au peuple ^ à donner les commandements, à établir les lois, à décider de la paix et de la guerre. Un peuple qui jouissait des droits les plus essentiels de la royauté, entrait, en quelcfue sorte, dans l'humeur ^ des rois. Il voulait bien être conseillé, mais non pas forcé par le sénat. Tout ce qui paraissait trop impérieux, tout ce qui s'élevait au-dessus des autres, en un mot tout ce qui blessait "* ou semblait blesser l'égalité que demande un État libre, devenait suspect à ce peuple délicat ^.

1. Sans ce tempérament. C'est-à-dire, sans l'aclion modératrice que le sénat exerçait sur la fougue populaire. — Seulement, il faut distinguer avec soin le droit et le fait. En droit strict, le sénat ne pouvait que donner des conseils, recommander [auctor esse, auctoritas) telle ou telle mesure; le peuple était le véritable souverain; et, à ce titre, faisait seul la loi [populus jubet). En fait et sauf des cas exceptionnels ou des emportements passagers, le sénat était toujours consulté, soit pour les lois, soit pour les actes de haute administration, et son autorité était prépondérante. .\ la longue, même, le sénat avait pris l'habitude de trancher, ex auctoritale patrum, une foule d'alTaires, sans recourir à l'approbation du peuple, lequel laissait faire et s'en trouvait bien.

2. Au pjeuple, le véritable souverain, réuni et délibérant dans ses comices par centuries, et plus tard rendant des plébiscites dans les comices par tribus.

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