‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 131 sur 153 · Vhumeur. Voy. sup., page 77, note · texte numérisé non relu

Vhumeur. Voy. sup., page 77, note

4. Btessait. C'est selon les époques et surtout selon les tribuns raisonnables ou turbulents que le peuple s'était donnés. Quand sénat, peuple, tribuns y mettaient de la bonne volonté, tout allait bien; et on avait alors le gouvernement idéal : 1° le peuple exerçant la souveraineté, mais n'en abur^ant pas; 2" le sénat, ou la partie éclairée et sage de la nation, dirigeant eu réalité la politique intérieure; 3° enfin, les magistrats, ou pouvoir exécutif, servant d'instrument et d'organe à l'intelligence du sénat et à la volonté du peuple.

5. Délicat. Ombrageux, susceptible. Cf. Ilamilt., Gramm., o : « M. de Tureune, délicat sur ces matières. >- Ihid., 8 : « Elle

L'amour de la liberté, celui de la gloire et des conquêtes rendait * de tels esprits difficiles à manier; et cette audace, qui leur faisait tout entreprendre au dehors, ne pouvait manquer de porter la division au dedans.

Ainsi Rome, si jalouse de sa liberté, par ^ cet amour de la liberté qui était le fondement de son État, a vu la division se jeter entre tous les ordres ' dont elle était composée. De là, ces jalousies furieuses entre le sénat et le peuple, entre les patriciens et les plébéiens; les uns alléguant toujours que la liberté excessive se détruit enfin ellemême * ; et les autres craignant, au contraire, que l'autorité, qui, de sa nature, croît toujours ^, ne dégénérât enfin en tyrannie.

Entre ces deux extrémités, un peuple d'ailleurs si sage ne put trouver le milieu. L'intérêt particulier ^, qui fait que, de part ou d'autre, on pousse plus

était fine et délicate sur le mépris. » Le mot délicatesse se prend également dans le même sens

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