‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 144 sur 153 · Brouilleries. Voy. sitp., page 233, note · texte numérisé non relu

Brouilleries. Voy. sitp., page 233, note

2. De le maintenir : de le conserver; du latin, manu tenerc. Ce Lépidus, digne satellite du despote, avait reçu comme prix de ses services le gouvernement de la Gaule narbonnaise. Il s'était d'abord rallié à la cause du sénat, qui lui avait conservé son commandement; mais, à la première occasion, il entra en coalition avec Antoine^ le vaincu de Modène, et le jeune Octave, qui, de son côté, trahissait le sénat. Alors eut lieu le second triumvirat.

3. Son père. C. Julius Cœsar Octavianus, et plus tard Augustus, était fils du sénateur C. Octavius et petit-neveu de César par sa mère. Grâce à l'adoption qui, dans le droit romain, créait entre l'adopté et l'adoptant de véritables rapports de filiation et de paternité, il devint le fils et, par suite, l'héritier du dictateur. Né en 63, il avait dix-neuf ans à la mort de César (13 mars 44}.

4. Ses concurrents. A cause de son âge et surtout de sa profonde dissimulation, cet adolescent hypocrite trompa d'abord Cicéron et le sénat, pour lequel il avait combattu à Modène (43) avec les vétérans de son oncle, et de concert avec les consuls Hirtius et Pansa. 11 sut également plus tard faire servir ses concurrents, Antoine et Lépide, à ses desseins, se débarrassa de l'un et de l'autre, et fut seul maître à trente-trois ans.

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