‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 150 sur 153 · Tim.,VI, 15. B · texte numérisé non relu

Tim.,VI, 15. B

4. Heureux. 11 n'y aura pas de verbe; c'est ici une répétition oratoire, une reprise enthousiaste, destinée à expliquer « ce que dit l'Apôtre », à savoir : Dieu est heureux.

est inaltérable, qui voit tout changer sans changer lui-même, et qui fait tous les changements par un conseil ' immuable; qui donne et qui ôte la puissance; qui la transporte d'un homme ù un autre, d'une maison * à une autre, d'un peuple à un autre, pour montrer qu'ils ne l'ont tous que par emprunt % et qu'il est le seul en qui elle réside naturellement.

C'est pourquoi tous ceux qui gouvernent se sentent assujettis à une force majeure. Ils font plus ou moins qu'ils ne pensent, et leurs conseils n'ont jamais manqué d'avoir des effets imprévus. Ni * ils ne sont maîtres des dispositions ^ que les siècles pîrssSsônf misés' dâiTsles afiaTrës, ni ils ne peuvent prévoir le cours que prendra l'avenir, loin qu'ils le puissent forcer *. Celui-là seul tient tout en sa main, qui sait le nom de ce qui n'est pas encore, qui préside à tous les temps et prévient tous les conseils.

Alexandre ne croyait pas travailler pour ses capitaines, ni ruiner sa maison par ses conquêtes. Quand Brutus inspirait au peuple romain un amour immense de la liberté % il ne songeait pas qu'il jetait

1. Par un conseil : par une résolution réfléchie : consilio. 2. .Va?,son. Dynastie, famille régnante: la maison de France, la maison d'Autriche.

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