Par emprunt. Comme appartenant à un autre
4. Ni. Phrase brusque et heurtée, débutant par un hiatus ; mais ce n'est pas la seule fois que Bossuet ait procédé ainsi, pour frapper davantage et même accentuer le rapport entre deux propositions.
ij. Dispositions. Voy. sup., page 21, note 2.
6. Loin qu'ils le puissent forcer. Exercer sur eux une impulsion qui modifie ce cours et le fasse dévier.
7. Un amour immense de la liberté. Plutôt l'horreur de la monarchie des Tarquins ; car nous avons vu que le régime qui avait succédé était tout autre chose que la liberté.
dans les esprits le principe de cette licence effrénée, par laquelle la tyrannie qu'il voulait détruire devait être un jour rétablie plus dure que sous les Tarquins. Quand les Césars flattaient les soldats, ils n'avaient pas dessein de donner des maîtres à leurs successeurs et à l'empire. En un mot, il n'y a point de puissance humaine qui ne serve malgré elle ' à d'autres desseins que les siens. Dieu seul sait tout réduire à sa volonté. C'est pourquoi tout est surprenant, à ne regarder que les causes particulières, et néanmoins tout s'avance avec une suite réglée. Ce Discours vous le fait entendre; et pour ne plus parler des autres empires, vous voyez par combien de conseils imprévus, mais toutefois suivis en euxmêmes, la fortune de Rome a été menée - depuis Romulus jusqu'à Charlemagne,
Vous croirez peut-être, Monseigneur, qu'il aurait fallu vous dire quelque chose de plus de vos Français *, et de Charlemagne, qui a fondé le nouvel empire. Mais outre que son histoire fait partie de
1. Qui ne serve malçjré elle. D'accord; mais, si Dieu sait si bien tout cela par sa prescience, il est également maître, par sa toute-puissance, d'empêcher les conséquences fâcheuses delà conduite des hommes et de la marche des événements; de plus, «a bonté lui en fait un devoir. Alors comment se fait-il donc que toutes ces catastrophes se produisent? Bossuet ne s'embarrasse pas pour si peu : il va droit devant lui, ne connaît pas de difficulté; les fleurs de son éloquence recouvriront le vide de sa théorie.
2. Menée. Toujours l'expression familière, mais concrète et parlant aux yeux.
3. Vos Français. Sans mauvaise intention; non pas, comme le disait au petit Louis XV un courtisan du haut du balcon de Versailles : Tout ce peuple est à vous. .Mais plutôt, ces Français, le peuple sur lequel vous êtes destiné à régner un jour, qui doivent vous être chers.
celle de France que vous écrivez vous-même, et que vous avez déjà, si fort avancée ', je me réserve à vous faire un second Discours % où j'aurai une raison nécessaire de vous parler de la France et de ce grand conquérant, qui, étant égal en valeur à ceux que l'antiquité a le plus vantés, les surpasse en piété, en sagesse et en justice .
Ce même Discours vous découvrira les causes des prodigieux succès de Mahomet et de ses successeurs. Cet empire, qui a commencé deux cents ans avant Cliarlemagne, pouvait trouver sa place dans ce Discours; mais j'ai cru qu'il valait mieux vous faire voir dans une même suite ses commencements et sa décadence ^
Ainsi je n'ai plus rien à vous dire sur la première partie de l'histoire universelle. Vous en découvrez tous les secrets, et il ne tiendra plus qu'à vous d'y remarquer toute la suite de la religion, et celle des grands empires jusqu'à Charlemagne.
Pendant que vous les verrez tomber presque tous d'eux-mêmes, et que vous verrez la religion se soutenir par sa propre force, vous connaîtrez aisément
1. Si fort avancée. C'est le professeur d'histoire qui parle à sou élève et constate à quel point du cours ils en sont.