Des livres sacrés. Diod., lib. I, sect. 2, n. 22. B
4. On les respectait comme des dieux. Sur les ruines de la domination sacerdotale, .Alênes avait fondé un pouvoir absolu, uu despotisme complet. Succédant au règne des dieux (Diod., 1, 43), dieux eux-mêmes, les rois disposaient souverainement de la vie et des biens de tous. On leur élevait des temples, on les adorait à l'égal d'Ammon-llhù.
quée ' (car c'était une chose ordinaire en Egypte, où tout le monde était sobre, et où l'air du pays inspirait la frugalité *), mais encore que toutes leurs heures fussent destinées ^ En s'éveillant au point du jour, lorsque l'esprit est le plus net et les pensées les plus pures *, ils lisaient leurs lettres ^, pour prendre une idée plus droite et plus véritable des affaires qu'ils avaient à décider. Sitôt qu'ils étaient habillés, ils allaient sacrifier au temple. Là, environnés de toute leur cour, et les victimes étant à l'autel, ils assistaient à une prière pleine d'instruction, où le pontife priait les dieux de donner au prince toutes les vertus royales, en sorte qu'il fût religieux envers
1. Lmv fût marquée. Cette sobriété et celte frugalité des rois d'Egypte formaient un bien vif contraste avec la cour de Versailles, que Bossuet avait sous les yeux, et où près de .'iOO individus collaboraient rien qu'au service des cuisines : grands officiers de la bouche, gentilshommes panetiers, coureurs de vin, hàteurs de rôts, garde-vaisselle, etc. On avait à Versailles un autre appétit que sur les bords du Nil. Il est juste de dire que le climat explique en partie cette différence.