‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 35 sur 153 · Diod., lib. I, sect. 2, u. 13. B · texte numérisé non relu

Diod., lib. I, sect. 2, u. 13. B

2. Terminer. Dans le sens du latin terminare, renfermer dans des limites. Cf. Boss., Disc, 2« partie, ch. iv : « ... un prince toujours si humble sur le trône voyait bien qu'un trône n'était pas un bien où se dussent terminer ses espérances. » L'expression revient deux on trois fois avec ce sens dans ce même ouvrage.

3. Durant des siècles infinis. En attendant que les àme? i'evinssent habiter à nouveau ces corps. De là la nécessité de les conserver, de là tous les soins employés à leur conservation.

que l'Egypte travaillait le plus. Ses plus nobles travaux et son plus bel art consistait ' à former les hommes. La Grèce en était si persuadée que ses plus grands hommes, un Homère, un Pythagore, un Platon, Lycurgue même et Selon, ces deux grands législateurs, et les autres qu'il n'est pas besoin de nommer, allèrent apprendre la sagesse en Egypte ^. Dieu a voulu que Moïse ^ même fût instruit dans toute la sagesse des Égyptiens : c'est par là qu'il a commencé à être puissant en paroles et en œuvres *. La vraie sagesse se sert de tout % et Dieu

1. Consistait, au singulier, malgré les deux sujets. Sur cette construction, voy. siip., page 19, note 2.

2. En Éf/ypte. Longtemps, la liltérature, l'art, la culture générale des Grecs passèrent pour être originaux : c'est une erreur qui devient de mieux en mieux démontrée tous les jours. Il est difficile de dire si Homère visita l'Egypte : il est certain qu'il en parle en homme qui ne lui est pas étranger {Iliade, IX, 381 seq.). Pythagore, surtout Platon doivent beaucoup, non seulement à l'Egypte, mais à l'Inde ellemême, comme le prouvent le sanscrit et les livres sacrés des Hindous.

3. Moïse. Vainqueurs de la Libye, de l'Ethiopie, de la Syrie, les Pharaons de la xvuic et de la xix« dynastie avaient transporté en masse sur les bords du Nil les populations vaincues. Leur nombre était considérable, surtout dans la Basse-Egypte, tribus d'origines libyenne, chaldéeune» sémitique. Parmi eux se trouvaient les enfants d'Israëh opprimés comme les autres, réduits à la condition d'esclaves publics, astreints aux plus rudes travaux. On connaît la légende biblique (Exode. I, 8, seq.) sur la sortie d'Egypte. Toutefois, la tradition égyptienne raconte les choses tout différemment. Bossuet naturellement suit la première.

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