Ezéchias. Hizkiah, fils d'Akhaz, roi de Jérusalem, depuis
rait donner à leur puissance, quand on leur vit envaliir un peu après dans leur voisinage ' le royaume de Babylone, où la famille royale était défaillie ^.
Babylone semblait être née pour commander à toute la terre. Ses peuples étaient pleins d'esprit et de courage. De tout temps la philosophie régnait parmi eux avec les beaux-arts % et l'Orient n'avait
727, fut le réformateur du culte juif passablement altéré, ainsi que l'auxiliaire dévot et soumis des prophètes.
Son tour vint d'éprouver les tentatives envahissantes des rois d'Assyrie. Sin-akhé-irib (704-680), après avoir écrasé tous les princes indépendants de Syrie et de Phénicie, mit enfin le siège devant Jérusalem. Il avait une armée formidable, car il allait avoir à lutter, non seulement contre tous les Juifs, mais contre Ions les peuples de la vallée du Nil conjurés contre lui. Pour empêcher ceux-ci de faire leur jonction avec les Juifs, il marcha au-devant d'eux vers le Delta. Un désastre l'y attendait. Son armée fut à moitié anéantie par la peste, et se trouva réduite à un tel état de désorganisation que Sin-akhé-irib dut retourner à Ninive presque seul.
Alors Juifs et Égyptiens, étonnés de la grandeur du désastre, attribuèrent chacun à leur dieu tout l'honneur de la délivrance. Selon les Juifs, ce fut l'Ange exterminateur qui, eu une nuit, tua de sa main 185 000 Assyriens, » et quand on fut levé d'un bon matin, voilà, c'étaient des corps morts » (Rois, XIX, 32-36). Au dire des Égyptiens, le dieu Phtah envoya une nuée de rats qui dévorèrent les carquois, les cordes des arcs, les poignées des boucliers, etc. Voy. Hérod., II, 141: Oppert, Mémoire sur les rapports de l'Érjyple et de l' Assyrie, p. 29-38.
1. Un peu après dans leur voisinar/e. Il y avait des siècles que Babylone était soumise et formait une satrapie assyrienne. Est-il vraisemblable d'ailleurs que les rois assyriens eussent étendu leurs conquêtes vers la Syrie et l'tgypte, laissant debout, à leurs portes, une ville de la force de Babylone? Bossuet confond les soulèvements, qui durent se produire plus d'une fois, avec la conquête.
2. DcfaiUie. Sens du latin defecerat : avait fait défaut, avait manqué, s'était éteinte. Verbe neutre, défaillir se conjugue aujourd'hui avec l'auxiliaire avoir.