H'-rod., lib. III, cap. 13. B
6. Honnêtes, civils, libéraux. Ces trois adjectifs, sensiblement synonymes, désignent la politesse, l'afTabilité, la courtoisie qu'ils mettaient dans leurs rapports.
7. Sert servir. Sur le rôle du prouom en, voy. sup., page 39 note 6.
8. Avec quelque confusion. Entre les mains de Darius, la machine gouvernementale rendit de bons services : elle se
surent jamais trouver ce bel art, depuis si bien I)ratiqué par les Romains \ d'unir toutes les parties d'un grand État, et d'en faire un tout parfait. Aussi n'étaient-ils presque jamais sans révoltes considérables -. Ils n'étaient pourtant pas sans politique '. Les règles de la justice étaient connues parmi eux, et ils ont eu de grands rois * qui les faisaient
détraqua vite sous ses débiles successeurs. Les parties si hétérogènes de ce vaste empire ne furent plus liées. Les divers satrapes ordinairement allies par le sang ou par un mariage avec la famille royale, devinrent de petits souverains presque uidépendants, avec leurs palais, leurs parcs ou paradis, leur cour, leur garde du corps, leurs harems, etc. Du vivant du roi, les choses allaient déjà médiocrement. A chaque changement de règne, c'étaient bien d'autres difficultés.
1. Par les Rotnains. C'est en effet le mérite propre, le trait le plus original du génie romain, d'avoir su non seulement vaincre les peuples, mais, ce qui est autrement rare et difficile, les organiser quand ils étaient barbares, les administrer, les maintenir, sans que jamais aucun des peuples une fois soumis à ce vaste empire ait songé à se révolter. Ce phénomène est unique dans l'histoire. C'est ce qu'on appelait pax romana; c'est ce que le grand poète national faisait ressortir avec éclat dans V Enéide (VI, 851-833) :
Tu repère imperio populos, Romane, mémento ; Hx tibi erunt artes, pacisque imponere morem, Parcei-e subjectis, et debellare supcrbos.
2. Sans révoltes considérables. La plus célèbre est celle de Cyrus le Jeune, frère d'Arlaxer.xôs II Mnémon, à laquelle prit part un corps de treize mille Grecs, qui ne furent pas vaincus dans le désastre de Cunaxa et opérèrent cette retraite des Dix Mille, à jamais mémorable, 401.
3. Ils n'étaient pas sans politique. Politique signifie ici Fart de gouverner et de conserver les États, à l'intérieur par l'administration, au dehors par la diplomatie. A ce dernier point de vue, les Perses étaient supérieurs. Par leur finesse orientale, ils ont souvent eu raison de leurs adversaires, et d'adversaires tels que les Grecs.
4. De grands rois;. C'est beaucoup dire. On en trouverait bien deux, Cyrus et Darius, dans la liste des treize princes
observer avec une admirable exactitude. Les crimes étaient sévèrement punis *, mais avec cette modération % qu'en pardonnant aisément les premières fautes, on réprimait les rechutes par de rigoureux châtiments. Ils avaient beaucoup de bonnes lois, presque toutes venues de Cyrus et de Darius, fils d'Hystaspe ^ Ils avaient des maximes de gouvernement, des conseils réglés * pour les maintenir % et une grande subordination dans tous les emplois. Quand on disait que les grands qui composaient le conseil étaient les yeux et les oreilles du prince ^ on avertissait tout ensemble, et le prince qu'il avait ses ministres comme nous avons les organes de nos sens, non pas pour se reposer, mais pour agir par leur moyen, et les ministres qu'ils ne devaient
akhémcnides, de Cyrus à Darius III Kodoman. Bossuet, orateur avant tout, aime à généraliser; et il a sous les yeux le troisième livre des Lois de Platon, qui loue ces deux princes pour leur esprit d'ordre et de justice, et qui ne pratiquait pas, non plus que Bossuet, la précision historique.