Eslh., I, 13, B
6. Xénoph., Cijrop., lib. VIII, B. — Ces envoyés royaux, chargés de voir et d'entendre pour le roi , paraissaient à l'improviste, accompagnés d'un corps de troupes et avec des pouvoirs très étendus. Leurs rapports étaient redoutés. Un simple soupçon de désobéissance, conçu par eux et transmis au maître, suffisait à perdre un satrape. Un courrier arrivait de la capitale, remettait aux gardes le tîrman royal qui ordonnait la mort, et les gardes tuaient leur chef.
pas agir pour eux-mêmes, mais pour le prince, qui était leur chef, et pour tout le corps de l'État. Ces ministres devaient être instruits des anciennes maximes de la monarchie '. Le registre qu'on tenait des choses passées '^ servait de règle à la postérité. On y marquait les services que chacun avait rendus, de peur qu'à la honte du prince, et au grand malheur de l'État, ils ne demeurassent sans récompense. C'était une belle manière d'attacher les particuliers au bien public, que de leur apprendre (lu'ils ne devaient jamais sacrifier ^ pour eux seuls, mais pour le roi, et pour tout l'État, où chacun se trouvait avec tous les autres. Un des premiers soins du prince était de faire fleurir l'agriculture; et les satrapes, dont le gouvernement était le mieux cultivé, avaient la plus grande part aux grâces \ Comme il y avait des charges établies pour la conduite des armes ", il y en avait aussi pour veiller
1. Esth., 1, 13. B. — Ces anciennes maximes de la monarchie ne sont autre chose que la tradition constante de l'administration même et son esprit de suite, qui se manifestaient dans les annales de la monarchie, et servaient ainsi de règle de conduite aux administrateurs.
2. Esth., VI, 1. B. — Racine avait également solis les yeux ce passage d'Esther, lorsqu'il écrivait {Esth., II, i, 394) :
Il (Assuérus) s'est fait apporter ces annales célèbres, Où les faits de son règne avec soin amassez, Par de ûdelles mains chaque jour sont tracez. On y conserve écrits le service et l'ofTense, Monument éternel d'amour el de vengeance.
3. Sacrifier. Hérod., lib. I, cap. 132. B. — Sacrifier, ici, dans le sens absolu, signifie offrir un sacrifice, ?"em divinam facere. Hérodote dit [loc. cil.) : « Il n'est- pas permis à celui qui offre le sacrifice de faire des vœux pour lui seul; il faut qu'il prie pour la prospérité du roi et celle de tous les Perses en général. »