‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 72 sur 153 · Deux charges semblables. Egales en digoité · texte numérisé non relu

Deux charges semblables. Egales en digoité

2. Hérod., lib. I, chap. 136. — Déjà à cette époque, les hommes d'État se préoccupaient de l'accroissement de la population, qui est toujours la mesure de la vitalité et de la force ofTensive et défensive d'une nation. Les races fortes sont prolifiques; au contraire, quand la population reste stationnaire ou décroît, c'est la décadence. L'empire romain en est la preuve.

3. L'adoration. De tout temps l'Orient fut la terre classique de l'inégalité des conditions, du despotisme et de la servitude. Là, la dignité humaine est inconnue. Pas d'intermédiaire entre le despotisme le plus jjrutal et la soumission la plus serviie. Le respect prend tout de suite la forme de l'adoration. Devant le roi, on se prosterne, le front dans la poussière : on adore.

4. Empire léc/itime. C'est-à-dire qui repose sur des lois également obligatoires pour le souverain et pour les particuliers, par opposition au despotisme absolu, au régime du caprice et du bon plaisir.

3. Plus ferme et plus absolu. Les gouvernements, en définitive, ne sont que ce que les peuples veulent bien qu'ils soient, et les gouvernés ont généralement les gouvernements

La manière dont on élevait les enfants des rois est admirée par Platon *, et proposée aux Grecs comme le modèle d'une éducation parfaite. Dès l'âge de sept ans, on les tirait des mains des eunuques pour les faire monter à cheval, et les exercer à la chasse. A l'âge de quatorze ans, lorsque l'esprit commence à se former, on leur donnait pour leur instruction quatre hommes des plus vertueux et des plus sages de l'État. Le premier, dit Platon, leur apprenait la magie % c'est-à-dire, dans leur langage, le culte des dieux selon les anciennes maximes et selon les lois de Zoroastre ', fils d'Oro-

qu'ils méritent et qu'il leur faut. Monlesr|uieu, en ce qui concerne l'Asie, l'a marqué avec sa profondeur ordinaire {Esprit des lots, liv. V, ch. xiv et xv; et surtout, lîv. XVII, ch. va) : « La puissance doit toujours être despotique, en Asie; car si la servitude n'y était pas extrême, il se ferait d'abord un partage que la nature du pays ne peut pas soufTrir. » Le fait est que, de tout temps^ dans toute l'Asie, on n'a jamais trouvé autre chose que l'absolutisme en haut, et en bas l'obéissance passive et résignée : ainsi le veut apparemment la nature des choses.

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