‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 78 sur 153 · A être bon citoyen. Voy. Hor., Ep., H, ii · texte numérisé non relu

A être bon citoyen. Voy. Hor., Ep., H, ii

Qui (Homère) quid sit pulchriun, quid turpe, quid utile, quid non, Plenius ac melius Chrysippo et Crantore dieit.

poètes, dont les ouvrages ne sont pas moins graves qu'ils sont agréables, ne célèbrent que les arts utiles à la vie humaine, ne respirent que le bien public, la patrie, la société, et cette admirable civilité * que nous avons expliquée.

Quand la Grèce ainsi élevée * regardait les Asiatiques avec leur délicatesse ', avec leur parure et leur beauté semblable à celle des femmes , elle n'avait que du mépris pour eux. Mais leur forme de gouvernement qui n'avait pour règle que la volonté du prince, maîtresse de toutes les lois, et même des plus sacrées, lui inspirait de l'horreur; et l'objet le plus odieux qu'eût toute la Grèce étaient les Barbares *.

Cette haine était venue aux Grecs dès les premiers temps, et leur était devenue comme naturelle ^. Une des choses qui faisait '' aimer la poésie d'Homère, est qu'il chantait les victoires et les avantages de la Grèce sur l'Asie \ Du côté de l'Asie était Vénus, c'està-dire les plaisirs, les folles amours et la mollesse; du côté de la Grèce était Junon, c'est-à dire la gravité

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