Plat., De leg., lib. HI. B
3. Le naturel. Les qualités innées à la race, ce que les Grecs appelaient çûatç; les Latins, ingenium.
4. La gloire. C'est-à-dire ce sentiment élevé et fier, cette sorte d'orgueil que leur inspiraient les grandes choses qu'ils avaient faites. Cf. Boss., Or. fun.Uenr. cVAngl. : « La gloire, il est vrai, les défend (les grands) de quelques faiblesses; mais la gloire les défend-elle de la gloire même? »
5. Si contraires . Si dilTércntes l'une de l'autre. 11 est difficile, en 2fi"et, de trouver deux cités aussi opposées l'une à l'autre.
6. S'embarrassaient. Dans le sens propre : se faisaient obstacle l'une à l'autre, se gênaient réciproquement.
7. Toujours ennemies. Rivales, oui; ennemies déclarées, seulement à partir des guerres médiques. Cet antagonisme a
de leurs intérêts que par l'incompatibilité de leurs humeurs '.
Les villes grecques ne voulaient la domination ni de l'une ni de l'autre : car, outre que chacun souliaitait pouvoir conserver sa liberté, elles trouvaient l'empire de ces deux républiques trop fâcheux *. Celui de Lacédémone était dur. 0» remarquait dans son peuple je ne sais quoi de farouche. Un gouvernement trop rigide et une vie trop laborieuse y rendait ' les esprits trop fiers *, trop austères et trop impérieux : joint qu'il fallait ^ se résoudre à n'être jamais en paix sous l'empire d'une ville qui, étant formée pour la guerre, ne pouvait se conserver qu'en la continuant sans relâche ^. Ainsi les Lacédémoniens voulaient commander, et tout le monde craignait qu'ils ne commandassent ". Les Athéniens
des causes multiples : la dilTérence de tempérament politique, la rivalité commerciale, les intrigues de la Perse sont les principales.
Dans tous les États de la Grèce, sauf Sparte, la royauté avait été abolie : de là deux courants politiques, dans lesquels chaque cité était entraînée suivant son tempérament.
D'un autre côté, Athènes ruinait par sa concurrence le commerce des Doriens d'Égine, de Mégare. de Corinthe, qui furent pour beaucoup dans l'explosion de la guerre.
La corruption et l'or persique iirent le reste.