‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 5)Chapitre 2 sur 110 · H AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

H AVERTISSEMENT

signe de ren\ 01 : les dates sont placées au bas des pages, dans un alinéa à part, disposition qui facilitera les recherches, et qui permettra toujours de trouver aisément un fait dont on connaîtrait la date. On a cru devoir donner, à la suite de îa chronologie suivie par Bossuet, celle des Bénédictins1, généralement adoptée dans tous les corps d'histoire.

L'exactitude et la pureté du texte ont été aussi de notre pan et de celle des éditeurs l'objet d'un soin minutieux : nous avons choisi pour type l'édition du Discours donnée en 1700, revue et préparée par l'auteur, et nous y avons joint, en notes, les variantes tirées de l'édition de 1681. Il nous a semblé que le rapprochement de deux leçons différentes pouvait fournir un objet d'étude intéressant. Quelquefois, dans ce but, nous avons indiqué en quoi la dernière version était préférable à la première.

Enfin, dans cette édition du Discours sur l'histoire universelle, nous nous sommes surtout efforcé de bien faire comprendre le livre en lui-même, le génie de Bossuet, sa manière d'exposer, de raisonner et d'écrire. C'est 1 objet du morceau qui suit cet avertissement. Or, comme ce génie, sous plusieurs rapports original, a pourtant une forte analogie avec l'esprit général des écrivains du dix-septième siècle, il se trouvera qu'en l'étudiant, nous aurons commencé à connaître le grand siècle de la littérature française. Le génie raisonnable et modéré, simple et libre du dix-septième siècle, est le meilleur dont se puissent inspirer ceux qui, pénétrés déjà des chefs-d'œuvre de l'antiquité, cherchent parmi les modernes des exemples autorisés, sur lesquels ils puissent former leur pensée et leur style.

1 L'Art de vérifier les dates, l'ouvrage <!ont nous voulons parler ici, parut en 1750. L'idée en avait été conçue par I). Dantine, et mise à exécution par D.Clémencet ; mais l'honneur de cet ouvrage doit revenir à D. Clément, qui l'a refondu et complété avec l'érudition la plus profonde et la plus vaste. Il en donna une deuxième édition en 1770, et, après y avoir travaillé de nouveau sans relâche, pendant treize ans, une troisième édition, publiée de 1785 è 1702.

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