X. NAISSANCE DE JESUS-CHRIST
de Galérius, se fit empereur ta Rome, malgré son beau-père; et les divisions intestines se joignirent aux autres maux de F État. L'image de Constantin, qui venoit de succéder à son père, portée à Rome, selon la coutume, y fut rejetée par les ordres de Maxence. La réception des images étoit la forme ordinaire de reconnaître les nouveaux princes. On se prépare à la guerre de tous côtés. Le césar Sévère, que Galérius envoya contre Maxence, le fit trembler dans Romeal. Pour se donner de Fappui dans sa frayeur, il rappela son père Maximien. Le vieillard ambitieux quitta sa retraite, où il n'étoit qu'à regret, et tâcha en vain de retirer Diocîétien, son collègue, du jardin qu il cultivoi4; à Salone. Au nom de Maximien, empereur pour la seconde fois, les soldats de Sévère le quittent. Le vieil empereur le fait tuer; et en même temps, pour s'appuyer contre Galérius, il donne à Constantin sa fille Fauste. 11 falloit aussi de Fappui à Galérius, après la mort de Sévère; c'est ce qui le lit résoudre à nommer Licinius empereur2; mais ce choix piqua Maximin, qui, en qualité de césar, se croyoit plus proche du suprême honneur. Rien ne put lui persuader de se soumettre à Licinius; et il se rendit indépendant dans FOrient. Il ne restoit presque à Galérius que Fillyrie, où il s'étoit retiré après avoir été chassé d'Italie.
Le reste de l'Occident obéissoit à Maximien, à son fils Maxence et à son gendre Constantin. Mais il ne vouloit non plus, pour compagnons de l'empire, ses enfants que les étrangers. Il tâcha de chasser de Rome son fils Maxence, qui le chassa lui-même. Constantin, qui le reçut dans les Gaules, ne le trouva pas moins perfide. Après divers attentats, Maximien fit un dernier complot, où il crut avoir engagé sa fille Fauste contre son mari. Elle le trompoit; et Maximien, qui pensoit avoir tué Constantin, en tuant l'eunuque qu'on avoit mis dansson lit, fut contraint de se donner la mort à lui-même b. Une nouvelle guerre s'allume ; et Maxence, sous prétexte de venger son père, se déclare contre Constantin, qui marche à Rome avec ses troupes0 3. En même temps, il fait renverser les statues de Maximien; celles de Diocîétien qui y étoient jointes, eurent le même sort. Le repos de Diocîétien fut troublé de ce mépris; et il mourut quelque temps après, autant de chagrin que de vieillesse.
« Ans de J.-C..507. — b 310. — « 512.
1 Lact., de Mort, persec, c. xxvi, xxvn.B. — a Ibid,, c xxvm, xxix, xx&, SXXi, xxxn, B. — 3 Ibid. C. XMI, XLIM, B.