‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 5)Chapitre 58 sur 110 · XI CONSTANTIN, OU LA PAIX DE L'EGLISE. S · texte numérisé non relu

XI CONSTANTIN, OU LA PAIX DE L'EGLISE. S

condamné par le pape saint Célestin a. Le concile d'Ephèse *, troisième général, en exécution de cette sentence, déposa Nestorius, et confirma le décret de saint Célestin, que les évèques du concile appellent leur père, dans leur définition1. La sainte Vierge fut. reconnue pour mère de Dieu, et la doctrine de saint Cyrille fut célébrée par toute la terre. Théodose, après quelques embarras, se soumit au concile, et bannit ÎSestorius. Eutychès c, qui ne put combattre cette hérésie qu'en se jetant dans un autre excès, ne fut pas moins fortement rejeté. Le pape saint Léon le Grand le condamna et le réfuta tout ensemble, par une lettre qui fut révérée dans tout l'univers.. Le concile de Chaicédoine d, quatrième général, où ce grand paDe tenoit la première place, autant par sa doctrine que par l'autorité de son siège, anathématisa Eutychès et Dioscore, patriarche d'Alexandrie, son protecteur. La lettre du concile à saint Léon fait voir que ce pape y présidoit par ses légats, commue le chef à ses membres 2. L'empereur Marcien assista lui-même à cette grande assemblée, à l'exemple de Constantin, et en reçut les décisions avec le même respect. Un peu auparavant, Pulchérie l'avoit élevé à l'empire en l'épousant. Elle fut reconnue pour impératrice après la mort de son frère, qui n'avoit point laissé de fils. Mais il falloit donner un maître à l'empire : la vertu de ien lui procura cet honneur. Durant le temps de ces deux conciles, Théodoret, évêque de Lyr, se rendit célèbre ; et sa doctrine seroit sans tache, si les écrits violents qu'il publia contre saint Cyrille n'avoient eu besoin de trop grands éclaircissements. Il les donna de bonne foi, et fut compté parmi les évêques orthodoxes.

Les Gaules commençoient à reconnaître les Francs. Aétius les avoit défendues contre Pharamond et contre Clodion le Chevelu ; mais Mérovée fut plus heureux, et y fit un plus solide établissement, à peu près clans le même temps que les Ânglois,

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