ANS DE J.-C
profond. — Son lit est profond serait fautif. Lorsqu'il s'agit de personnel ou de choses que l'on personnifie, il faut employer les adjectifs son, sa, ses Ex. : celte personne est bien, sa tête est belle. Si l'on parlait d'une statue, on dirait la tête en est belle. Bossaet aurait donc dû dire : Eutychès confondit ses deux natures; ou mieux : confondit les deux natures du fils de Dieu- il n'y a d'exception à la règle ci-dessus que lorsqu'il n'est pas possible, d'ans le premier cas, de substituer en à ses. Ex. : La ville a ses agrémen's. — i Part, h, Conc. Eph., act. i ; Sent, depos. Xestor., t. m, Cont, Labb., coi. 533. B. — 2 Uelat. S. Syn. Chalc. ad Léon , Conc. part, m, t. IV, col. 857. B.
peuples saxons, occupèrent la Grande-Bretagne. Ils lui donnèrent leur nom, et y fondèrent plusieurs royaumes.
Cependant les Huns, peuples des Palus-Méotides, désolèrent tout l'univers avec une armée immense, sous la conduite d'Attila, leur roi, le plus affreux de tous les hommes. Àétius, qui le défit dans les Gaules, ne put l'empêcher de ravager l'Italie °. Les îles de la mer Adriatique servirent de retraite à plusieurs contre sa fureur. Venise s'éleva au milieu des eaux. Le pape saint Léon, plus puissant qu' Aétius et que les armées romaines, se fit respecter par ce roi barbare et païen, et sauva Piome du pillage ; mais elle y fut exposée bientôt après, par les débauches de son empereur Yalentinien. Maxime, dont il avoit violé la femme, trouva le moyen de le perdre, en dissimulant sa douleur, et se faisant un mérite de sa complaisance. Par ses conseils trompeurs, l'aveugle empereur fit mourir Aétius, le seul rempart de l'empire b. Maxime, auteur du meurtre, en inspire la vengeance aux amis d' Aétius, et fait tuer l'empereur c. Il monte sur le trône par ces degrés *, et contraint l'impératrice Eudoxe, fille de Théodose le Jeune, à l'épouser. Pour se tirer de ses mains, elle ne craignit point de se mettre en celles de Genséric. Rome est en proie au barbare ; le seul saint Léon l'empêche d'y mettre tout à feu et à sang ; le peuple déchire Maxime, et ne reçoit dans ses maux que cette triste consolation.
Tout se brouille en Occident ; on y voit plusieurs empereurs s'élever et tomber presque en même temps. Majorien fut le plus illustre d. Avitus soutint mal sa réputation, et se sauva par un évèché e 2. On ne put plus défendre les Gaules contre Mérovée, ni contre Childéric son fils ; mais le dernier pensa périr par ses débauches. Si ses sujets le chassèrent f, un fidèle ami qui lui resta le fit rappeler 0. Sa valeur le fit craindre de ses ennemis, et ses conquêtes s'étendirent bien avant dans les Gaules. L'empire d'Orient étoit paisible sous Léon *, Tracien, successeur de Marcien, et sous Zenon, gendre et successeur de Léonaa. La révolte de Basilisque, bientôt opprimé hb 3, ne causa qu'une courte inquiétude à cet empereur; mais l'empire d'Occident
« ANS DE J.-C. 452. — *> 454. — • 455. d 455. e 457. — f 45g, — 9 465, OU 464. BÉNÉD. — * 474. — «« 475. — ** 476, ou 475. BÉNÉD.
1 a Par ces degrés. » Mélaph, elliptiq. Ces crimes lui servirent de degrés pour monter au trône. — 2 C'est-à-dire n'échappa à la mort qu'en consentant, après avoir perdu l'empire, à être nommé évèque. — 3 « Opprimé. » Latinisme, pour vaincu, abattu, oppressé : ne se dit plus en ce sens, oppre* tus : on dirait aujourd'hui: la révolte rcvrimée