‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 100 sur 339 · Num., XX · texte numérisé non relu

Num., XX

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loi ne mène rien à la perfection ' », et que, sans nous pouvoir donner l'accomplissemenl des promesses, elle nous les fait « saluer de loin ' », ou nous conduit tout au plus comme à la porte de notre héritage. C'est un Josué, c'est un Jésus, car c'était le vrai nom de Josué, qui par ce nom et par son office représentait le Sauveur du monde ; c'est cet iiomine si fort au-dessous de Moïse en toutes choses, et supérieur seulement par le nom qu'il porte; c'est lui, dis-je, qui doit introduire le peuple de Dieu dans la Terre sainte. Par les victoires de ce grand homme, devant qui le Jourdain retourne en arrière, les murailles de Jéricho tombent d'elles-mêmes et le soleil s'arrête au milieu du ciel, Dieu établit ses enfants dans la terre de Chanaan, dont il chasse par même moyeu des peuples abominables. Par la haine qu'il donnait pour eux à ses fidèles, il leur inspirait un extrême éloignement de leur impiété ; et le châtiment qu'il en^ fit par leur ministère les remplit eux-mêmes de crainte pour la justice divine dont ils exécutaient les décrets. Une partie de ces peuples que Josué chassa de leur terre s'établirent en Afrique, où l'on trouva longtemps après, dans une inscription ancienne*, le monument de leur fuite et des victoires de Josué. Après que ces victoires miraculeuses eurent mis les Israélites en possession de la plus grande partie de la terre promise à leurs pères, Josué et Eléazar, souverain pontife, avec les chefs des douze tribus^', leur en firent le partage selon la loi de Moïse ^, et assignèrent à la tribu de Juda le premier et le plus grand lot. Dès le temps de Moïse, elle s'était élevée au-dessus des autres en nombre, en courage et en dignité'. Josué mourut, et le peuple continua la conquête de la Terre sainte. Dieu voulut ipie la tribu de Juda marchât à la tête et déclara qu'il avait livré le pays entre ses mains^. En effet, elle défit les Cha-

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