‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 101 sur 339 · Num., n, 3, 9; vn,12;X, li; I Par., y, fc 8.Judic.,l,i · texte numérisé non relu

Num., n, 3, 9; vn,12;X, li; I Par., y, fc 8.Judic.,l,i

nanéens, et prit Jérusalem *, qui devait être la cité sainte et la capitale du peuple de Dieu. C'était l'ancienne Salem, où Melchisédech avait régné du temps d'Abraham ; Melchisédech, ce « roi de justice » (car c'est ce que veut dire son nom), et en même temps « roi de paix s, puisque Salem veut dire « paix^ », qu'Abraham avait reconnu pour le plus grand pontife qui fût au monde, comme si Jérusalem eût été dès lors destinée à être une ville sainte et le chef de la religion. Cette ville fut donnée d'abord aux enfants de Benjamin, qui, faibles et en petit nombre, ne purent chasser les Jébuséens, anciens habitants du pays, et demeurèrent parmi eux'. Sous les juges, le peuple de Dieu est diversement traité, selon qu'il fait bien ou mal. Après la mort des vieillards qui avaient vu les miracles de la main de Dieu, la mémoire de ces grands ouvrages s'affaiblit, et la pente universelle du genre humain entraîne le peuple à l'idolâtrie. Autant de fois qu'il y tombe, il est puni ; autant de fois qu'il se repent, il est délivré. La foi de la Providence, et la vérité des promesses et des menaces de Moïse se confirme de plus en plus dans le cœur des vrais fidèles. Mais Dieu en préparait encore de plus grands exemples. Le peuple demanda un roi, et Dieu lui donna Saûl, bientôt réprouvé pour ses péchés; il résolut enfin d'établir une famille royale d'où le Messie sortirait, et il la choisit dans Juda. David, un jeune berger sorti de cette tribu, le dernier des enfants de Jessé, dont son père ni sa famille ne connaissait pas le mérite, mais que Dieu trouva selon son cœur, fut sacré par Samuel dans Bethléem, sa patrie *.

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