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répandre leur sang pour la rérité, en sorte qu'elle n'a pas été un seul moment sans témoignage.
Ainsi la société du peuple de Dieu subsistait toujours : les prophètes y demeuraient unis ; un grand nombre de fidèles persistaient hautement dans la loi de Dieu avec eux et avec a les sacrificateurs enfants de Sadoc, qui ^, comme dit Ézéchiel ^, « dans les temps d'égarement avaient persisté dans l'observance des cérémonies du sanctuaire ».
Cependant, malgré les prophètes, malgré les prêtres fidèles et le peuple uni avec eux dans la pratique de la loi, l'idolâtrie qui avait ruiné Israël entraînait souvent dans Juda même et les princes et le gros du peuple. Quoique les rois oubliassent le Dieu de leurs pères, il supporta longtemps leurs iniquités à cause de David, son serviteur. David est toujours présent à ses yeux. Quand les rois enfants de David suivent les bons exemples de leur père, Dieu fait des miracles surprenants en leur faveur ; mais ils sentent, quand ils dégénèrent, la force invincible de sa main, qui s'appesantit sur eux. Les rois d'Egypte, les rois de Syrie et surtout les rois d'Assyrie et de Babylone servent d'instrument à sa vengeance. L'impiété s'augmente, et Dieu suscite en Orient un roi plus superbe et plus redoutable que tous ceux qui avaient paru jusqu'alors : c'est Nabuchodonosor, roi de Babylone, le plus terrible des conquérants. Il le montre de loin aux peuples et aux rois comme le vengeur destiné à les punir *. Il approche, et la frayeur marche devant lui. Il prend une première fois Jérusalem, et transporte à Babylone une partie de ses habitants '. Ni ceux qui restent dans le pays,. ni ceux qui sont transportés, quoique avertis les uns par Jérémie et les autres par Ezéchiel, ne font pénitence. Ils préfèrent à ces saints prophètes « des prophètes qui leur prêchaient des illusions*», et les flattaient dans leurs crimes. Le vengeur revient en Judée, et le joug de Jérusalem est aggravé ; mais elle n'est pas tout à fait détruite. Enfin l'iniquité vient à son comble ; l'orgueil croît avec la faiblesse, et Nabuchodonosor met tout en poudre^.