Conformes, uniformes
là
l'idole dans le temple même', et, plus impie que Nabuchodonosor, il entreprend de détruire les fêtes, la loi de Moïse, les sacrifices, la religion, et tout le peuple. Mais les succès de ce prince avaient leurs bornes marquées par les prophéties. Matathias s'oppose à ses violences et réunit les gens de bien. Judas Machabée, son fils, avec une poignée de gens, fait des exploits inouïs, et purifie le temple de Dieu « trois ans et demi » après sa profanation, comme avait prédit Daniel-. Il poursuit les Iduméens et tous les autres gentils qui se joignaient à Antiochus^, et, leur ayant pris leurs meilleures places, il revient victorieux et humble, tel que l'avait vu Isaïe*, chantant les louanges de Dieu qui avait livré en ses mains les ennemis de son peuple, et encore tout rouge de leur sang. Il continue ses victoires, malgré les armées prodigieuses des capitaines d'Antiochus. Daniel n'avait donné « que six ans^ » à ce prince impie pour tourmenter le peuple de Dieu; et voilà qu'au terme préfix^ il apprend à Ecbatane les faits héroïques de Judas ''. Il tombe dans une profonde mélancolie, et meurt, comme avait prédit lesaint prophète, misérable, « mais non de main d'homme* », après avoir reconnu, mais trop tard, la puissance du Dieu d'Israël.
Je n'ai plus besoin de vous raconter de quelle sorte ses successeurs poursuivirent la guerre contre la Judée, ni la mort de Judas, son libérateur, ni les victoires de ses deux frères Jonathas et Simon, successivement souverains pontifes, dont la valeur rétablit la gloire ancienne du peuple de Dieu. Ces trois grands hommes virent les rois de Syrie et tous les peuples voisins conjurés contre eux ; et, ce qui était de plus déplorable, ils virent à diverses fois ceux de Juda même armés contre leur patrie et contre Jérusalem : chose inouïe jusqu'alors, mais, comme on a dit, expressé-