‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 182 sur 339 · Ses nécessités, ce qui était nécessaire à sa vie · texte numérisé non relu

Ses nécessités, ce qui était nécessaire à sa vie

3. Toumeraïue Juifs... à un funeste présagg.Tour Msentlellement latin.

ricorde et la vie, Dieu leur envoyait un autre Jésus qui n'avait A leur annoncer que des maux irrémédiables et l'inévitable décret de leur ruine prochaine.

Pénétrons plus avant dans les jugements de Dieu sous la conduite de ses Écritures. Jérusalem et son temple ont été deux fois détruits : l'une par Nabucliodonosor, l'autre par Titus. Mais, en chacun de ces deux temps,la justice de Dieu s'est déclarée par les mêmes voies, quoique plus à découvert dans le dernier.

Pour mieux entendre cet ordre des conseils de Dieu, posons avant toutes choses cette vérité si souvent établie dans les saintes lettres; que l'un des plus terribles effets de la vengeance divine est lorsqu'en punition de nos péchés précédents elle nous livre à notre sens réprouvé, en sorte que nous sommes sourds à tous les sages avertissements, aveugles aux voies de salut qui nous sont montrées, prompts à croire tout ce qui nous perd pourvu qu'il ' nous flatte, et hardis à tout entreprendre, sans jamais mesurer nos forces avec celles des ennemis que nous irritons.

Ainsi périrent la première fois, sous la main de Nabuchodonosorroide Babylone, Jérusalem et ses princes. Faibles et toujours battus par ce roi victorieux, ils avaient souvent éprouvé qu'ils ne faisaient contre lur que de vains efforts-, et avaient été obligés à lui jurer fidélité. Le prophète Jérémie leur déclarait de la part de Dieu que Dieu même les avait livrés à ce prince, et qu'il n'y avait de salut pour eux qu'à subir le joug. Il disait à Sédécias, roi de Judée, et à tout son peuple ^ : « Soumcltez-vous à Nabuchodonosor, roi de Babylone, afin que vous viviez : car pourquoi voulez-vous périr et faire de cette ville une solitude »? Ils ne crurent point à sa parole. Pendant que Nabuchodonosor les tenait étroitement enfermés par les prodigieux travaux dont il avait entouré leur ville, ils se laissaient enchanter par leurs faux prophètes qui leur remplissaient l'esprit de victoires imaginaires, et leur disaient au nom de Dieu, quoique Dieu ne les eût point envoyés : « J'ai brisé le joug de l'empereur de Babylone; vous n'avez plus que deux ans à porter ce joug; et après vous verrez ce prince contraint à vous rendre

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