Da>is Justin, livtQ 1, ch. i
la personne d'Astyage, grand-père de Cyrus et de celle des Perses conimencée par Cyrus et détruite par Alexandre.
Vous pouvez joindre à Justin, Diodore * avec la plupart des auteurs grecs et latins dont les écrits nous sont restés, qui racontent ces histoires d'une autre manière que celle que j'ai suivie, comme plus conforme à l'Écriture.
Mais ceux qui s'étonnent de trouver l'histoire profane en quelques endroits peu conforme à l'histoire sainte devaient remarquer en même temps qu'elle s'accorde encore moins avec elle-même. Les Grecs nous ont raconté les actions de Cyrus en plusieurs manières différentes. Hérodote en remarque trois, outre celle qu'il a suivie^, et il ne dit pas qu'elle soit écrite par des auteurs plus anciens ni plus recevables que les autres. Il remarque encore lui-même ^ que la mort de Cyrus est racontée diversement, et qu'il a choisi la manière qui lui a paru la plus vraisemblable, sans l'autoriser davantage. Xénophon, qui a été en Perse au service du jeune Cyrus, frère d'Artaxerxès nommé Mnémon, a pu s'instruire de plus près de la vie et de la mort de l'ancien Cyrus dans les annales des Perses et dans la tradition de ce pays, et, pour peu qu'on soit instruit de l'antiquité, on n'hésitera pas à préférer avec saint Jérôme* Xénophon, un si sage philosophe aussi bien qu'un si habile capitaine, à Ctésias', auteur fabuleux que la plupart des Grecs ont copié, comme Justin et les Latins ont fait les Grecs; et plutôt même qu'Hérodote, quoiqu'il soit très judicieux. Ce qui me détermine à ce choix, c'est que l'histoire de Xénophon, plus suivie et plus vraisemblable en elle-même, a encore cet avantage qu'elle est plus conforme à l'Écriture, qui, par son antiquité et par le rapport des affaires du peuple juif avec celles de l'Orient, mériterait d'être préférée à toutes les histoires grecques, quand d'ailleurs on ne saurait pas qu'elle a été dictée par le Saint-Esprit.
1. Diodore de Sicile, dans sa Bibliothêqtte historique, livre II, ch. XXI et suivants.