Fut étouffée; lat, suffocata (rac. sub et fauces, gorge
2. Socr., Hist.ecol., lib. II, c. xv; Sozom,, lib. 111, c. vui.
Libère cède aux ennuis de l'exil (357) ; les tourments font succomber le vieil Osius, autrefois le soutien de l'Église. Le concile de Rimini, si ferme d'abord, fléchit à la fin par surprise et par violence (359) ; rien ne se fait dans les formes ; l'autorité de l'empereur est la seule loi ; mais les Ariens, qui font tout par là, ne peuvent s'accorder entre eux, et changent tous les jours leur symbole: la foi de Nicée subsiste ; saint Athanase et saint Hilaire, évêquede Poitiers, ses principaux défenseurs, se rendent célèbres par toutela terre.
Pendant que l'empereur Constance, occupé des affaires de l'arianisme, faisait négligemment celles de l'empire, les Perses remportèrent de grands avantages. Les Allemands et les Francs tentèrent de toutes parts l'entrée des Gaules : Julien, parent de l'empereur, les arrêta et les battit (357, 358, 359). L'empereur lui-mêrq^e délit les Sarmates et marcha contre les Perses (360). Là paraît la révolte de Julien contre l'empereur, son apostasie, la mort de Constance (361), le règne de Julien, son gouvernement équitable et le nouveau genre de persécution qu'il fit souffrira l'Église. Il en entretint les divisions; il exclut les chrétiens non seulement des honneurs, mais des études ; et, en imitant la sainte discipline de l'Église, il crut tourner contre elle ses propres armes. Les supplices furent ménagés, et ordonnés sous d'autres prétextes que celui delà religion. Les chrétiens demeurèrent fidèles à leur empereur; mais la gloire qu'il cherchait trop le fit périr (363) , il fut tué dans la Perse, où il s'était engagé témérairement. Jovien, son successeur, zélé chrétien, trouva les affaires désespérées, et ne vécut que pour conclure une paix honteuse.
Après lui (364), Valentinien fit la guerre en grand capitaine (366, 367, 368, 370, 371, etc.) ; il y mena son flls Gratien dès sa première jeunesse, maintint la discipline militaire, battit les Barbares, fortifia les frontières de l'empire, et protégea en Occident la foi de Nicée. Valens, son frère, qu'il fit son collègue, la persécutait en Orient; et, ne pouvant gagner ni abattre saint Basile et saint Grégoire de Nazianze, il désespérait de la pouvoir vaincre. Quelques Ariens joignirent de nouvelles erreurs aux anciens dogmes de la secte. Aérius, prêtre arien, est noté dans les écrits des saints Pères comme l'auteur d'une nouvelle hérésie *, pour aroir