Hénotiqv^, du grec kvo'r^i, vîtos, anité
la Provence. De son temps (494) saint Benoît, retiré en Italie dans un désert, commençait, dès ses plus tendres années, à pratiquer les saintes maximes dont il composa depuis cette belle règle que tous les moines d'Occident -reçurent avec le même respect que les moines d'Orient ont pour celle de saint Basile.
Les Romains achevèrent de perdre les Gaules par les victoires de Glovis, fils de Ghildéric. Il gagna aussi sur les Allemands la bataille de Tolbiac (495) par le vœu qu'il fit d'embrasser la religion chrétienne, à laquelle Clotilde, sa femme, ne cessait de le porter. Elle était de la maison des rois de Bourgogne et catholique zélée, encore que sa famille et sa nation fût arienne. Glovis, instruit par saint Vaast, fut baptisé à Reims, avec ses Français, par saint Rémi, évêque de cette ancienne métropole. Seul de tous les princes du monde, il soutint la foi catholique et mérita le titre de très chrétien à ses successeurs (506). Par la bataille (507) où il tua de ses propres mains Alaric,roi des Visigoths, Toulouse etl'Aquilaine furent jointes à sonroyaume. Maisla victoiredes Ostrogoths (508) l'empêcha de tout prendre jusqu'aux Pj'rénées, et la fin de son règne (510) ternit la gloire des commencements. Ses quatre enfants partagèrent le royaume et ne cessèrent d'entreprendre les uns sur les autres. Anastase mourut frappé du foudre* (518).
Justin, de basse naissance, mais habile et très catholique, fut fait empereur par le sénat. Il se soumit avec tout son peuple aux décrets du pape saint Hormisdas, et mit fin aux troubles de l'Église d'Orient. De son temps Boëce, homme célèbre par sa doctrine^ aussi bien que par sa naissance, et Syramaque, son beau-père, tous deux élevés aux charges les plus éminentes, furent immolés aux jalousies de Théodoric, qui les soupçonna sans sujet de conspirer contre l'Eiat. Le roi, troublé de son crime, crut voir la tête de Symmaque dans un plat qu'on lui servait, et mourut quelque temps
1. Vaugelas disait dans ses Remarques (1647) : • Ce mot (foudre) est l'un de ces mots substantifs que l'on fait masculin ou féminin comme on veut ». Corneille, dans les imprécations de Camille [Hor., IV, V) avait mis d'abord :
Puissé-je de mes yeux voir tomber cette foudre! En i660, il a changé le genre de ce substantif :
Puissé-je de vies yeux y voir tomber ce foudrel