‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 34 sur 89 · VIII. LES JUIFS RÉTABLIS. 79 -^j · texte numérisé non relu

VIII. LES JUIFS RÉTABLIS. 79 -^j

Les Samaritains, qui, durant la persécution ^^^ \'^' d'Antiochus et des rois de Syrie , se joignirent toujours à eux contre les Juifs, furent subju- ^és par Jean Hircan, fils de Simon, qui ren- 624 i3o versa leur temple de Garizim^ mais qui ne les put empêcher de continuer leur service sur la montagne où il étoit bâti, ni réduire ce peuple opiniâtre â venir adorer dans le temple de Jérusalem.

De là vient que, du temps de Jésus-Christ, on voit encore les Samaritains attachés au même culte, et condamnés par Jésus^Christ '.

Ce peuple a toujours subsisté depuis ce temps là, en deux ou trois endroits de l'Orient. Un de nos voyageurs Ta connu , et nous en a rapporté le texte du Pentateuque qu'on appelle Samaritain, dont on voit à présent l'antiquité; et on entend parfaitement toutes les raisons pour lesquelles il est demeuré en Tétat où nous le voyons.

Les Juifs vivoient avec douceur sous l'autorité ^l'Artaxerxe. Ce prince, réduit par Cimon, fils de Miltiade, général des Athéniens, à faire une paix honteuse, désespéra de vaincre les Grecs par la force, et ne songea plus qu'à pro fiter de leurs divisions. Il en arriva de grandes

' Joan. IV. 23.

^e* di^ ^^ PREMIÉ»E PARTIE. LES ÉPOQUES.

Rome. j. c. ^^^^ j^^ Athéniens et les Lacédëmoniens. Ces deux peuples, jaloux Tnn de 1 autre, partag^èrent

3x3 43 1 toute la Grèce. Périclès, athénien, conunença la guerre du Péloponèse, durant laquelle Thé* ramène , Thrasybule, et Alcibiade, athéniens, se rendent célèbres. Brasidas et Myndare , lacédémoniens, y meurent en combattant pour leur pays. Celte guerre dura vingt-sept ans , et finit à Favantage de Lacédémone, qui avoit mis dans son parti Darius, nommé le Bâtard, fik et successeur d'Artaxerxe. Lysandre, général

35o 404 de Tarmée navale des Lacédémoniens , prit Athènes, et en changea le gouvernement. Mais la Perse s'aperçut bientôt qu'elle avoit rendu les Lacédémoniens trop puissants. Ds soutinrent

353 401 lejeuneCyrus dans sa révolte contre Artaxerxe, son aîné, appelé Mnémon à cause de son ex< cellente mémoire, fils et successeur de Darius. Ce jeune prince, sauvé de la prison et de la mort par sa mère Parysatis, songe à la vengeance, gagne les satrapes par ses agréments infinis, traverse l'Asie mineure, va présenffer.la /bataille au roi son frère dans le cœur de son *empire, le blesse de sa propre main; et, se -croyant trop tôt vainqueur, périt par sa témérité. Les dix mille Grecs qui le servoient font cette retraite étonnante, on commandoit à la

vin. LES JUIFS RÉTABLIS. 8l ^ns Ans

de dev.

iia Xéeephon, grand philosophe et gi^and «a- ^***"* ^ ^ pitakre, qui en a écrit Thistoire. Les Lacédéffloni^^ continuoient à attaquer l'empire des Perses , qu'Âgésilas , roi de Sparte , fit trembler 358 3c>G dans f Asie iiïmeure : Inais les divisions de la Grèce le rappelèrent en son pap.

Ea ce temps la ville de Veies, qui égaloit presque la gloire de Rome , après un siège de dix ans et beaucoup de divers succès , fut prise par les Itomains, sous la condràfe de Camille. Sa générosité lui fit encore une autre conquête. Les Fdisques, qu'il assiégeoit, se don- 36o 394 nèrènt à lui, touchés de ce qu'il leur avdit renvoyé leurs enfants; qu'un maître d'école lui avoit livrés. Rome ne voulôit pas vainore par des trahisons, ni profiter de la perfidie d'un lâche, qui aimsoit de l'obéissance d'un âge innocent. Un peu après, les Gaulois Sénonois entrèrent c^n 3G3 391 Italie , et assiégèrent dusium. Les Romains p erdirent contre eux la fameuse bataille d'Mlîa. Lear vffle fut prise et hrtdée. Pendant qu'ils se 364 390 défendoient dans le Gapitole, leurs affaires furent rétablies par Camille qu'ils avôient hanni. Les Gaulois demeurèrent sept mois maîtres de Rome; et appelés ailleurs par d'autres affaires, as se rétirèrent chargés de butin '.

' Polyb. /i7>.^i, c. 6; tib. lu c. i8, 22.

d^ ^e*^ ^^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.

'^**"'*' ''• ^' Durant les brouilleries de la Grèce, Épami- 383 371 nondas, thébain, se signala par son équité et par sa modération , autant que par ses victoires. On remarque qu'il avoit pour régie de ne mentir jamais , même en riant. Ses grandes actions éclatent dans les dernières années de Mnémon, et dans les premières d*Ochus. Sous un si grand capitaine, les Tbébains sont victorieux, et la puissance de Lacédémone est abattue.

Celle des rois de Macédoine commence avec 395 359 Philippe , père d'Alexandre-le-Grand. Malgré les oppositions d'Ocbus, et d'Arsès son fils, rois de Perse , et malgré les difficultés plus grandes encore que lui suscitoit dans Athènes Téloquence de Démosthèue , puissant défenseur de la liberté, ce prince, victorieux durant vingt ans, assujettit toute la Grèce, où la bataille de Ghéi I & 338 rpnée , qu il gagna sur les Athéniens et sur leurs alliés , lui donna une puissance absolue. Dans cette fameuse bataille , pendant qu il rompoit les Athéniens, il eut la joie de voir Alexandre, à Tâge de dix -huit ans, enfoncer les troupes thébaines de la discipline d'Épaminondas , et entre autres la troupe sacrée , qu'on appeloit des Amis, qui se croyoit invincible. Ainsi maître de la Grèce , et soutenu par un fils d'une si grande espérance , il conçut de plus hauts des-

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