‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 42 sur 89 · IX. CARTHAGE VAINCUE. III ^* j · texte numérisé non relu

IX. CARTHAGE VAINCUE. III ^* j

que régner, retourna bientôt avec lui , et Ro- °"** "*' ^' 'dogune fut oubliée.

Hyrcan profita du temps : il prit Sicbem aux iSamaritains, et renversa de fond en comble le temple de Garizim, deux cents ans après qu'il avoit été bâti par Sanaballat. Sa ruine n'empêcha pas les Samaritains de continuer leur culte sur cette montagne ; et les deux peuples demeurèrent irréconciliables. L'année d'après, 625 129 toute ridumée, unie par les victoires d'Hyrçan au royaume de Judée, reçut la loi de Moïse avec la circoncision. Les Romains continuèrent leur protection à Hyrcan , et lui firent rendre les villes que les Syriens lui avoient ôtées.

L^orgueil et les violences de Démétrius Ni- 626 128 cator ne laissèrent pas la Syrie long-temps tranquille. Les peuples se révoltèrent. Pour entretenir leur révolte, l'Egypte ennemie leur donna 629 i aS un roi: ce fut Alexandre Zébina, fils de Balas. Démétrius fut battu ; et Gléopâtre, qui crut ré- ^er plus absolument sous s<es enfants que sous son mari , le fit périr. Elle ne traita pas mieux son fils aîné Séleucus, qui vouloit régner malgré elle. Son second fils , Antiochus appelé Grypus , 63o 124 avoit défait les rebelles, et revenoit victorieux : Cléopâtre lui présenta en cérémonie la coupe empoisonnée, que son fils, averti de ses des- 633 lai

Ronc. j.c. ^^^ pernicieiUL, loi fit avaler. EUe laissa, eu mourant, une semence étwaelle de divisions entre les enfants qu elle av(Mt eus des deux frèresi, Démétrius Nicator et Antiochus Sidétès. La Syrie ainsi agitée ne iGut plus en état de trouUer

645 109 les Juifs. Jean Hyrcan prit Samarie, et ne put convertir les Samaritains. Cinq ans après, il

65o 104 mourut: la Judée demeura paisible à ses deux

65i io3 enfants, Aristobule et Alexandre Jannée, qui r^^èrent Fun après lautre, sans être incomr modes des rois de Syrie.

Les Romains laissoient ce riche royaume se consumer par lui-même , et s'étendoient du côté de rOccident. Durant les .^erres de Pémétrius

699 ia5 Nicator et de Zébina, ils commencèrent à s'étendre au-delà des Alpes; etSextius , vainqueur

63o ia4 des Gaulois, nommés Saliens, établit dans la viUe d'Aix une colonie qui porte eAcore sou

63i i!i3 nom. Les Gaulois se défendoient mal. F^ius dompta les Allobroges et tous les peuples ypi-

â33 lai sins; et la même année que Grypus fit boire à sa mère le poison qu'elle lui avoit préparé, la Gaule Narbonnoise, réduite en province , reçut le nom de province romaine. Ainsi Tempire ro* main s'agcaudissoit , et occupoit peu4-peu toutes des terres et toutes les ipers du monde connu. Mais autant que la face de la républiqi^e parois

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de dev.

soit ,belle au-dehors par les conquêtes , i^utant *^*'"* ^ ^ étoit-elle défigurée par rambition désordonnée de sçs citoyens, et par ses guerres mtestine3. Les plus illustres des Romains devinrent les plus pernicieux au bien public. Les deux Gracquès, en flattant le peuple, commencèrent des divisions qui ne finirent quWec la république. Gaïus, frère de Tibérius, ne put souffrir qu'on eût fait mourir un si grand homme d'une ma^* aière si tragique. Animé à la vengeance par des mouvements qu'on crut inspirés par l'ombre de Tibérius, il arma tous les citoyens les uns contre les autres; et, à la veille de tout détruire, il périt d'une mortisemblable à celle qu'il vouloit venger. L'argent faisoit tout à Rome. Jugortha, roi de Numidie, souillé du meurtre de 63^, 640,641 ses frères, que le peuple romain protégeoit, se défendit plus long-^temps par ses largesses que par ses armes ; et Marins, qui acheva de le vain- 648 106 cre , ne put parvenir au commandement qu'en animant le peuple contre la noblesse»

Les esclaves armèrent encore une fois dans sst io3 la Sicile, et leur seconde révolte ne coûta pas moins de sang aux Romains que la première.

Marins battit les Teutons, les Cimbres, et les autres peuples du Nord, qui pénétroient dans 65a 102 les Gaule3, dans l'Espagne, et dans l'Itahe. Les

^' d"v '^^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.

Rome. j. c. yj^^QÎ^gg q^j'}} çj| remporta fiirent one occasion 654 >oo de proposer de nouveaux partages de terre: Métellus, qui s y opposoit, fut c(mtraint de céder au temps ; et les divisions ne furent éteintes que par le sang de Satuminus, tribun du peuple. Pendant que Rome protégeoit la Cappàdoce contre Mithridate, roi de Pont, et quNm si grand ennemi cédoit aux forces romaines, avec la Grèce qui étoit entrée dans ses intérêts, lltalie, exercée aux armes par tant de guerres, soutenues ou contre les Romains, ou avec eux, mit leur empire en péril par une révolte universelle. Rome se vit déchirée dans les mêmes temps par les fureurs de Marins et de Sylia, dont l'un avoit fait trembler le Midi et le Nord, et l'autre étoit le vainqueur de la Grèce et de FA-

C72 8a sie. Sylla , qu'on nommoit l'Heureux , le fut trop contre sa patrie, que sa dictature tyrannique mit en servitude. Il put bien quitter volontai-

^7^ 79 rement la souveraine puissance ; mais il ne put empêcher l'effet du mauvais exemple. Chacun voulut dominer.

680 74 Sertorius , zélé partisan de Marius , se can-

asi 73 tonna dans l'Espagne , et se ligua avec Mitfaridate. Contre un si grand capitaine , la foi'Ce fat inutile ; et Pompée ne put réduire ce parti qu'en y mettant la division. Il n'y eut pas jusqu'à Spaj>

666, et suiv

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