IX. CARTHAGE VAINCUE. II
de dev.
tacus, gladiateur, qui ne crût pouvoir aspirer *^°"** ^'^' au conunandement. Cet esclave ne fit pas moins de peine aux préteurs et aux consuls, que Mi-» 683 7» thridate en faisoit à Lucullus. La guerre des gladiateurs devint redoutable à la puissance ro' maine : Crassus avoit peine à la finir, et il fallut envoyer contre eux le grand Pompée,
Lucullus prenoit le dessus en Orient, Les Ro 686 68 mains passèrent TEuphrate : mais leur g^éral, invincible contre Fennemi , ne put tenir dans le devoir ses propres soldats, Mithridate, sou- . vent battu sans jamais perdre courage, se relevoit; et le bonheur de Pompée saiGibloit nécessaire à terminer cette guerre. Il venoit jïe 687 6jj purger les iners des pirates qui les infestoient, depuis la Syrie jusqu'aux colonnes d'Hercule^ quand il fut envoyé contre Mithridate, Sa gloire parut alors élevée au comble. Il achevoit de soumettre ce vaillant roi; l'Arménie, où il s'é^ toit réfugié, Tlbérie et TAlbanie, qui le soute- 689 65 noient; la Syrie déchirée par ses factions; la Judée , où la division des Asmpnéens ne laissa 6^1 6} ià Hyrcan II, fils d'Alexandre Jannée, qu'une ombre de puissance ; et enfin tout l'Orient : mais il n'eût pas eu où triompher de tant d'ennemis, sans le consul Cicéron, qui sauvoit la ville des feux que lui préparoit CatiUna suivi de la plus
^dê dev *^^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES-
Rome. . c. jjj^g^pç noblcssc dc Rome. Ce redoutable parti fut ruiné par l'éloquence de Cicéron, plutôt que par les armes de C. Ântonius, son collègue.
La liberté du peuple romain n'en fut pas plus assurée. Pompée régnoit dans le sénat, et son grand nom le rendoit maître absolu de toutes les délibérations. Jules César, en domp-
e^ettuivM tant les Gaules, fit à sa patrie la plus utile con* quête qu'elle eût jamais faite. Un si grand service le mit en état d'établir sa domination dans son pays. Il voulut premièrement égaler et ensuite surpasser Pompée.
Les immenses richesses de Crassus lui firent croire qu'il pourroit partager la gloire de ces deux grands hommes , comme il partageoit leur
700 54 autorité. Il entreprit témérairement la guerre
701 53 contre les Parthes, funeste à lui et à sa patrie.
Les Arsacides, vainqueurs, insultèrent par de cruelles railleries à lambition des Romains, et à l'avarice insatiable de leur général. Mais la honte du nom romain ne fut pas le plus mauvais effet de la défaite de Crassus. Sa puissance contre-balançoit celle de Pompée et de César, qu'il tenoit unis comme malgré eux. Par sa 705 49 mort , la digue qui les retenoit fut rompue. Les deux rivaux, qui avoient en main toutes les for-