IX. CARTHAGE VAINCUE. II
CCS de la république , décidèrent leur querelle ^' à Pharsale, par une bataiUe sanglante. César, 706 48 victorieux, parut en un moment par-tout Funi- 707 47 vers, en Egypte, en Asie, en Mauritanie, en 708 46 Espagne : vainqueur de tous côtés , il fut re- 709 45 connu comme maître à Rome et dans tout Tem- 7 «<> 44 J)ire. Brutus et Cassius crurent affranchir leurs citoyens en le tuant comme un tyran , malgré sa clémence.
Rome retomba entre les mains de Marc-An- 7" 43 toine, deLépide, et du jeune César Octavien, petit-neveu de Jules César, et son fils par adoption , trois insupportables tyrans , dont le triumvirat et les proscriptions font encore horreur 7" 4» en les lisant. Mais elles furent trop violentes pour durer long-temps. Ces trois hommes partagent l'empire. César garde Fltalie; et, changeant incontinent en douceur ses premières cruautés , il fait croire qu'il y a été entraîné par ses collègues. Les restes de la république périssent avec Brutus et Cassius. Antoine et César, 718 3G après avoir ruiné Lépide , se tournent Tun contre l'autre. Toute la puissance romaine se met 7^2 32 sur la mer.
César gagne la bataille Actiaque : les forces 713 3=1 de l'Egypte et de l'Orient, qu'Antoine menoit avec lui, sont dissipées: tous ses amis l'aban-^
^» ^ Il8 PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQDES.
donnent, et même sa Cléopàtre, pour laquelle 7^4 3o il s'étoit perdu. Hérode, iduméen, qui lui devait tout , est contraint de se donner au vainqueur, et se maintient par ce moyen dans la possession du royaume de Judée , que la foîblesse du vieux Hyrcan avoit fait perdre en tièrement aux Asmonéens. Tout cède à la fortune de César : Alexandrie lui ouvre ses portes ; YÉ^Ypte devient une province romaine ; Gl^o^ pâtre , qui désespère de la pouvoir conserver, 717 37 se tue elle-même après Antoine ; Rome tend les bras à César, qui demeure , sous le nom d'Auguste et sous le titre d empereur, seul maître de tout l'empire. Il dompte, vers les Pyrénées, les 730 34 Gantabres et les Asturiens révoltés ; TÉthiopie 73a aa lui demande la paix ; les Partfaes épouvantés lui 734 ao renvoient les étendards pris sur Grassus, avec tous les prisonniers romains ; les Indes rechercbenl son alliance ; ses armes se font sentir aux 739 iS Rhétes ou Grisons, que leurs montagnes ne 742 la peuvent défendre ; la Pannonie !e reconnoît; la 74? 7 Germanie le redoute , et le Véser reçoit ses lois. Victorieux par mer et par terre, il ferme le 753 temple de Janus. Tout Tunivers vit en paix sous
7^4 sa puissance, et Jésns-Ghrist vient au monde^