‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 45 sur 89 · DIXIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

DIXIÈME ÉPOQUE

Naissance de Jésus -• Christ.

Septième et dernier âge du monde.

Mous voilà enfin arrivés à ces temps, tant de». ^ ^n» sirés p^ nos pères, de la venue du Messie. Ce i nom veut dire le Christ ou FOint du Seigneur; et JésusrChrist le mérite comme pontife, comme roi , et comme prophète.

On ne convient pas de Tannée précise où il vint au monde , et on convient que sa vraie naissance devance de cpielques années notre ère vulgaire, que nous suivrons pourtant avec tous les autres, pour une plus grande commodité.

Sans disputer davantage sur Tannée de la naissance de notre Seigneur, il suffit qujS nous sachions qu eUe est arrivée environ Tan 4»ooo du monde. Les uns la mettent un peu auparavant, les autres un peu après, et les autres précisément en cette année ; diversité qui provient autant de Tincertitude des années du monde , que de celle de la naissance de notre Seignejur. Quoi qi^'il en soit, ce fut environ ce temps , mille ans après la dédicace du temple^ et Tan 764 de Rome, que Jésus-Christ, fils de Dieu dans Té-

dc'^rc. ^^^ PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.

temité^ fils d'Abraham et de David dans le temps,. naquit d'une vierge. Cette époqae est la plus considérable de toutes, non seulement par Timportance d'un si grand événement, mais encore parceque c'est celle d'où il y a plusieurs siècles que les chrétiens commencent à compter leurs années. Elle a encore ceci de remarquable, qu'elle concourt à peu près avec le temps où Rome retourne à Fétat monarchique sous l'empire paisible d'Auguste.

Tous les arts fleurirent de son temps, et la poésie latine fut portée à sa dernière perfection par Virgile et par Horace, que ce prince n'excita pas seulement par ses bienfaits, mais encore en leur donnant un libre accès auprès de lui..

La naissance de Jésus -Christ fîit suivie de près de la mort d'Hérode. Son royaume fut partagé entre ses enfants , et le principal par-

8 tage ne tarda pas à tomber entre les mains des Romains. Auguste acheva son régne avec beaucoup de gloire.

,^ Tibère, qu'il avoit adopté, Itaî succéda sans

contradiction , et l'empire fiit reconnu pour héréditaire dans la maison des Césars. Rome eut beaucoup à souffrir de la cruelle politique de Tibère : le reste de l'empire fut assez tranquille.

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