X. NAISSANCE DE J. C. 1 3g ^J
prince étoit vénérable par son âge et par sa vertu ; mais il devint odieux par les violences dun parent, à qui il dotina le commaiideïneilt de Tarméé , et périt avec lui , dans une sédition , 276 le sixième mois de son tégne. Ainsi son élévation ne fit que précipiter le cours de sa vie. Son frère Flôrien prétendit l'empire par droit Vïe succession, comme le plils proche héritier. 'Oe droit ne fut pas reconmi : Florieil fut tué, et Probus forcé parles soldats à recevoir îempiré, encore qii'il les menaçât de les faire Vivtfe daûs Fordre. ' '
Tout fléchit sôtis un si grand'capitaiïie : lès Gei^mains et les Francs, qui vouloient entrer ^^77 dans lés Gaules , furent i'fepoùssés ; et eflOriéùt 278 ':àussi bien qu'en Occident , tous" lés Baîrbares'rès- 280 pectèrerit lés arrhes' româiiles. Un guerrier 'si redoutable aspiroit' à" la paix, et fit espérer' à Tempire de n'avoir plus besoin dé gens dé gtiérre. L'armée se vengea de cette f)arole, et de là régie 282 sévère que soû empereur lui faisoit' garder. Un moment après, étonnée de là violenée tpi'ellé exerça sUr un si grand prince, elle hbiibra sa -mémoire, et lui donna pour suécesseiir Cai^us, ({ul n'étôit pas moins zélé que lui pourla discipline. Ce vaillant prince vengea son prédécés- 283 ^eur, et réprima les Barbares , à qui la mort de
ae'j'c '^Û PREMIÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.
Probus avoit rendu le courage. Il alla en Orient combattre les Perses, avec Numérien, son second fils, et opposa aux ennemis^ du côté du Nord, son fils aîné Carinus, qu'il fit césar. Gétoit la seconde dignité, et le plus proche degré pour parvenir à Tempire. Tout TOrient trembla devant Carus : la Mésopotamie se soumit ; les Perses divisés ne purent lui résister. Pendant que tout lui cédoit , le ciel l'arrêta par un coup de foudre. A force de le pleurer, Numérien fiit prêt à perdre les yeux. Que ne fait dans les cœurs l'envie de régner? Loin d être touché de ses maux , son beau-père Aper le tua ; mais Dio-
^H clétien vengea sa mort, et parvint enfin à l'empire , qu'il avoit désiré avec tant d'ardeur. Ca-
a85 rinus se réveilla , malgré sa mollesse y et battit Dioclétien ; mais en poursuivant les fuyards , il fut tué par un des siens , dont il avoit corrompu la femme. Ainsi l'empire fut défait du plus violent et du plus perdu de tous les hommes.
Dioclétien gouverna avec vigueur, mais avec ' une insupportable vanité. Pour résister à tamt d'ennemis , qui s'élevoient de tous côtés au-dedans et au-dehors , il nomma Maximien empe-
286 reur avec lui , et sut néanmoins se conserver
391 l'autorité principale. Chaque empereur fit ub césar. Constantius Ghlorus et Galérius furent