XI. CONSTANTIN
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Grande-Bretagne. Ils lui donnèrent leur nom , et y fondèrent plusieurs royaumes.
Cependant les Huns, peuples des Palus-Méotidés, désolèrent tout Tunivers avec une armée immense, sous la conduite d'Attila, leur roi, le plus affreux de tous les hommes. Aétius, qui le défit dans les Gaules, ne put l'empêcher de ravager Tltalie. Les îles de la mer Adriatique 4^2 servirent de retraite à plusieurs contre sa fureur. Venise s'éleva au miheu des eaux. Le pape saint Léon, plus puissant qu'Aétius, et que les armées romaines, se fit respecter par ce roi barbare et païen, et sauva Rome du pillage; mais elle y fiit exposée bientôt après, par les débauches de son empereur Yalentinien. Maxime, 454, 455 dont il avoit violé la femme, trouva le moyen de le perdre, en dissimulant sa douleur, et se faisant un mérite de sa complaisance. Par ses conseils trompeurs, l'aveugle empereur fit mourir Aélius , le seul rempart de l'empire. Maxime , auteur du meurtre , en inspire la vengeance aux amis d'Aétius, et fait tuer lempereur. Il monte sur le trône par ces degrés , et contraint l'im^ pératrice Eudoxe, fille de Théodose le Jeune, à l'épouser. Pour se tirer de ses mains, elle ne craignit point de se mettre en celles de Gensé-
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riic. Rome est en proie an Imrbftrè; leMUi sadiA Léon Fempêche d'y ttiettk^ tottt à fêta et à ^âft%^, ie penple déchire Maxime^ et tafe Irëçmt xlans ses matix tpie eette triste 'e^oûsblation^
Tout se broniHe en OfkAAeût ; on y Voit |l»- ^ieurs etopei-euirs s'élever, \et tomber {iws^
456 en même temps. Majorien fdt le pins iBnstre.
457 Âvitus soutint mal sa réputation, et se sâftira par im évéché. On ne pnt plus défendre léstîai^ contre MéroVée, ni éôbl^e Dhildéric son fib^; mais le dernier pensa périr par ses débofuc^ieis.
458 Si ses sujets le chassèrétat, rm fidèle ami qui hû 4<)^ resta le fit rappeler. Sa valeur le fit ck*aiikfarè
~de ses ennemis, et ses conitpiétes s'étendirent •bien avant dans les Gatiles. L'empire d'OtienK
474 étoit paisible sous Léon , thrtfcién ^ sf^tccesoëigàr
475 de Marcien , et sous Zenon , gebdre et sucx^e^ 47^ seur de Léon. La révolte de BasiKsque , bientôt
opprimé, ne eausà qu'une coùVte ihqurétnde à cet empereur; ihals l'empire d'Occidetat péWt sans ressource. Auguste, qu'on nomme Augnstule , ïils d'Oreste , fut le dernier empereur reconnu à Rome, et incontineilt après il ftit dépossédé par Odoaere ,^0! desHérules. C'étoîent dès peuples Venus du Pont-Eùnân, dôàt Ift domination ne fut pas longue.
En Orient, l'empereur Zenon entreprit de se
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si^aâer dVine «ai^ève inouïe, fl lut ibeptiemier des empereurs qui se tnéta cb irégler les f ues*ti<Mis 'de la foi. Peiidi£aBt<pre l<és demyËutycUéns àîopposoieni: au ccmjcâle de GhaieéGlékte , il pu« Uia contre ie concile soû Hénotiqne , c-est^-^ 4^^ dire son déea^et.dhmioii, détesté par les catàic^ èiques, et ^ondmnné par le pape Félix lil. Les 433 Héndes finiTent bieiartdt chassés de RoËHe par 490,491 TJoiéodoric., roi des Qstrogoths^ c«rt-à-dire «Godis ^oriienliauK , qui hfBàm, le royaume d!f talie , «t laissa, quoiifuie adèu, un aasez libre eKeroîee A ia reftigioa eatbolîqiie. L'empereur Amastase 49^ Ja trombloit en Orient. Ilmalrofaa sttr les pas de 2énon, son :prédécesseur, et appuya les héré* 493 tiques. .Par ^k il aMénales esprits des .peuples^ el me pût jamais ^les ga^er, même en étanft des impôts fâcbeux. L'balie obéissoit à Théodoric. •Odoaore, pressé dans Ravemie^ lâcha de se sauver par un traité '€fae Théodoiic n'observa pas; et les Hérules furent contraints de tout «dbandoaHier. Théodoiric^ outre Tltalie, tenoit «loore lâProvence. De son temps y saint Benoit, 494 tfetiré en ItaUe dans un désert ^ conaimeûço&t , dès ses plus tendres années , à pratiqua les saintes ïnaximes, dowt il composa depuis cpUe belle règle, que tous )les moines d'Occident reçurent
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l64 PH£MIÈR£ PARTIE. LES EPOQUES.
avec le même respect que les moines d*Ori»it ont pour celle de saint Basile.
Les Romains achevèrent de perdre les Ganks par les victoires de Clovis , fils de Gfaildéric. D \9^ gagxui aussi sur les Allemands la bataille de Tolbiac , par le vœu qu'il fit d embrasser la religioii chrétienne, i laquelle Clotilde, sa femme, ne cessoit de le porter. Elle étoit de la maison des rois de Bourgogne y et cadiolique zélée , encore que sa famille et sa nation fût arienne. Clovis, instruit par saint Yaast , fut baptisé à Reims , avec ses François, par saint Rémi, évêcpie de cette ancienne métropole. Seul de tous les princes du monde , il soutint la foi catholique , et mérita le titre de très chrétien à ses successeurs. Par la
506 bataille où il tua de sa propre main Alaric , roi
507 des Visigoths, Tolose* et l'Aquitaine furent jointes à son royaume. Mais la victoire des Os-
508 trogoths Tempêcha de tout prendre jusquaux 5io Pyrénées, et la fin de son régne ternit la gloire
des commencements. Ses quatre enfants partagèrent le royaume, et ne cessèrent d'entre prendre les uns sur les autres. Anastase mourut fî*appé du foudre.
5i8 Justin, de basse naissance, mais habile et
très cathohque, fut fait empereur par le sénat
* AttjiNird'hiii Toulouse.
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Il se soumit avec tout son peuple aux décrets du pape saint Homûsdas, et mit fin aux troubles de TÉg^li^e d'Orient. De son temps, Boëce, 5!i6 homme célèbre par sa doctrine aussi bien que par sa naissance , et Symmaque, son beau-père, tous deux élevés aux charges les plus éminentes, furent immolés aux jalousies de Théodoric, qui les soupçonna, sans sujet, de conspirer. contre Tétat. Le roi, trotiblé de son crime , crût voir la tête de Synunaque dans un plat quon lui servoit, et mourut quelque temps après. Amalasoute , sa fille , et mère d'Atalaric , qui devenoit roi par la mort de son aïeul , est empêchée, par les Goths, de faire instruire le jeune prince comme méritoit sa naissance ; et , contrainte de Tabandonner aux gens de son âge , elle voit qu'il se perd sans pouvoir y apporter de remède.
L'année d'après, Justin mourut, après avoir 527 associé à lenipire son neveu Justinien , dont le long règne est célèbre par les travaux de Tribonien , compilateur du Droit romain , et par les exploits de Bélisaire et de Teunuque Narsès. Ces deux fameux capitaines réprimèrent les Perses , défirent les Ostrogoths et les Vandales, rendirent à leur maître TAfrique , Tltalie , et 5a9,53o,etc., Rome; mais Tempereur, jaloux de leur gloire, 533, 534 sans vouloir prendre part à leurs travaux, les. 55a, 553
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f M PREBirÈRK PARTIE. LES ÉPOQUES.
eiiibârras9oit toujcMirs plus qu'il ne leur doimoît d'assistance.
Le royaoBiie de Fraçtce s ai^iiientok. Apiès
533 une loofgae ^nerr^, Ghildebert et Gtotaire , eafaute de Cloyis, conquir^it le roy aimie de Boor* ge^ine, et en néme temps immol^ait à leor ambitioo les enfiaDate mineurs de leur frère C!lo* darair, dont ils partagèrent entre eux le royaur me. Quelque temps après, et pendant que Bé- Usaire attaquoit si vivement les Ostrogoths , ce qu'ib avoient dans les Gaules frit abandonné aux François. La France s'étendoit al(M*s beau* coup au-delà du Rhin; mais les partagées des princes , qui f assoi^it autant de royaumes , Fenipéchoient d être réunie sons une même dosiît nation. Ses principales parties frirent la Neus^ trie, c'est*à-dire la France occidentale; et F Au»* trasie, c est-à-dkre la France orientale.
553 La même année que Rome frrt reprise par
Nafsès^ Justinien & tenir, à Constantinople, le cinquième concile général , qui confirma les pré* cédants, et condamna quelques écrits favorables à Nestorius. C'est ce qn on appeknt les trois Gbapitres, à cause des trois auteurs, déjà morts il y avoit k>ng-temps, dont il s'agâssoît alors. On condamna la inénatoire et les écrits de Théo* dore, évéque de Mopsn^te; une lettre d'Ibas»