XI. OONSTAMTIN
idlTorck, 'ckassé de ma siège , convertit la Frise^ Toute l'Église reçut une nouvelle lumièl*e par ie concile de Gotistantinople-, dixième général , ^^^ <Mà le pape saint Agathcm pré^a pa^ses légatts, set expUcpa la foi €atfaoIî<(m par une lettre ad- IniraUe. Le Concile frappa d'anatlièmè un évê- -^ue «élébre par isa dt^étrine^^ un pMriarcbe d'iAiexandri^, quatre patriarclies de 'Gonstantînofie , c'est^à-<lire tous ies anteurs die la secte des Monothélites ; sans épargner le pape Honorius, qui les avoit ménagés. Après la mort d'Ag^thon., qui arriva durant le concileylepape saint Léon H 'éa confirma les décisions-, et en reçut tous les aiiathèmes. Gonstantîu Pogonat^ knitateur du graiïd Goiist^ntin ^ de Mat^iefti ^ entra au concile à leur exemple; et comme il y relidit les mêmes soumissions, il y fut honoré des mêmes titres d'orthodoxe^ de rdigieu^, de pacififque empereur, et de restaurateur de la religion. Son fils, Justihien II, lui succéda encore enfant. De 685 -son temps, la foi s'étendoit et éclatoic vers le ^ord . Saint KiUen , envoyé par le pape Gonon , 68G prêcha lIÉvangile dans laFraneonie. Du temps 689 du pape Serge, Geadual, un des rois d'Angle^ terre , vint reconnoître en personne llÊgtise romaine doù la foi avott piassé en son île; et, après avoir reçu ie baptèoie par les maias du
aeYc. ^7^ PREBOÈRE PARTIE. LES ÉPOQUES.
pape, il mourut selon qu'il Tavoit lui-même désiré.
La maison de Clovis étoit tombée dans une foiblesse déplorable : de fréquentes minorités avoient donné occasion de jeter les princes dans une mollesse dont ils ne sortoiait point étant majeurs. De là sort une longue suite de rois fainéants qui n'a voient que le nom de roi, et lais-
693 soient tout le pouvoir aux maires du palais. 695 Sous ce titre, Pépin Héristel gouverna tout, et
éleva sa maison à de plus hautes espérances.
Par son autorité, et après le martyre de saint Vigbert, la foi s'établit dans la Frise, que la France venoit d ajouter à ses conquêtes. Saint Swibert, saint Willebrod, et d'autres hommes apostoliques, répandirait TÉvangile dans les provinces voisines.
Cependant la minorité de Justinien s'étoit heureusement passée; les victoires de Léonce avoient abattu les Sarrasins, et rétabli la gloire
694 de 1 empire en Orient. Mais ce vaillant ci^itaine, arrêté injustement, et relâché mal à propos, coupa le nez à son maître, et le chassa. Ce
^ rebelle souffrit un pareil traitement de Tibère, nommé Absimare, qui lui-même ne dura guère.
70a Justinien rétabli frit ingrat envers ses amis; et, en se vengeant de ses ennemis, il s'en fit de