‹ Discours sur l'historie universelleChapitre 69 sur 89 · XI. CONSTANTIN. 17) ^J · texte numérisé non relu

XI. CONSTANTIN. 17) ^J

plus redoi]tid>le$ , qui le tuèrent. Les îmag'es dé Philippique, son successeur, ne furent pas re^ çues dans Rome , à cause qu'il ïaTorisoit lés Mo- 7 1 nothélites , et ëe dédaroît ennemi du contile sixième. On éhrt à Constantinople Abastase H , 7 1 5 ^ prince catholique , et on creva les yeux à l^hilip^ique.

En ce teinps, les débauchas du roi Rodelic oïl Rodrigue firent hvrer lïspagne aux Maures ; c^est ainsi qu'on appeloit lés Sarrasins d'Afrique. Le comte J^tn , pour venger sa fille , dont Roderic abusoit, appela ces infidèles, fls vieniwent avec des troupes immenses; ce roi périt; l-Ëspagné est soumise, et l'empire dés Goths y est éteiîit. L'Église d'Espagne fat misé alors à ime nouveBe épreuve; mais comme eHe s'éteit conservée sous les Ariens, les Mahométans né ptii'ent r^attre. Ils la lîaissèrent d'abotd avec ajsez de liberté; mais dans les siècles suivalits il fiaHut soutenir de grands combats; et la cbas- /

teté eut ses martyrs aussi bien que la foi, sous la tyrannie dHme nation aussi bilitalé quinfidélè.

L'emperem* Anastase ne dura gixète: 1 armée força TbébdtJse IH à pf éndi-e k poii^pré. 7 1 5 Ufailtlt cbnAattré; lé noxtvel empereur gàgnâ

la bataille, et Anastase fut mis dans un monastère.

Les Maures, maîtres de TEspagne , espéroient s'étendre bientôt au-delà des Pyrénées; mai$ Charles Martel , destiné à les réprimer, s'étoit élevé en France , et avoit succédé , quoique bâr tard, au pouvoir de son père. Pépin Héristel, qui laissa TAustrasie à sa maison comme une espèce de principauté souveraine, et le commandement en Neustrie par la charge de maire du palais. Charles réunit tout par sa valeur.

Les affaires d'Orient étoient brouillées. Léon 7 1 6 Isaurien , préfet d'Orient, ne reconnut pas Théodose, qui quitta sans répugnance lempire qu'il n avoit accepté que par force, et, retiré à Éphèse , ne s'occupa plus que des véritables grandeurs.

Les Sarrasins reçurent de grands coups durant l'empire de Léon. Ils levèrent honteuse-

718 ment le siège de Constantinople. Pelage, qui

719 se cantonna dans les montagnes d'Asturie, avec ce qu'il y avoit de plus résolu parmi les Goths, après une victoire signalée, opposa à ces infidèles un nouveau royaume, par lequel ils dévoient un jour être chassés de l'Espagne. Mal-

725 gré les efforts et l'armée immense d'Abdérame, leur général, Charles Martel gagna sur eux la

Page 1