XI. CONSTANTIN
fameuse bataille de Tours. Il y périt un nombre infini de ces infidèles; et Abdérame lui-niéme y demeura sur la place. Cette victoire fut sui* vie d autres avantages, par lesquels Charles arrêta les Maures, et étendit le royaume jusqu'aux Pyrénées. Alors les Gaules n eurent presque rien qui n'obéit aux François; et tous reconnois- * soient Charles Martel. Puissant en paix, en ^erre, et maître absolu du royaume, il régna sous plusieurs rois , qu'il fit et défit à sa fantaisie , sans oser prendre ce grand titre. La jalousie des .seigneurs françois vouloit être ainsi trompée,
La religion s'établissoit en Allemagne. Le 733 prêtre saint Boniface convertit ces peuples, et en fut fait évêque par le pape Grégoire II, qui l'y avoit envoyé.
L'empu^e étoit alors assez paisible; mais Léon y mit le trouble pour long-temps. Il entreprit 7^^ de renverser, comme des idoles, les images de JésusrChrist et de ses saints. Comme il ne put attirer à ses sentiments saint Germain, patriar^ che de Constantinople, il agit de son autorité; et, après une ordonnance du sénat, on lui vit d'abord briser une image de Jésu^-Christ, qui étoit posée sur la grande porte de Féglise de Constantinople. Ce fut par là que commen-
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cèrent les vioksioesdes ioonoclasteg, c*est-à-dîre des Imse-images. Les «atres imii^, que les empereurs, les éréqaes, et tous les fidèles , avoiem érigées d^uis la paix de l'Église , dans les Heine publies et particuliers, forent aussi abattues. A ce spectacle le peuple s'émut. Les statues de Tempereur forent renversées en divers endroits. Il se crut outragé en sa personne; on lui reprocha un semblable outrage qu^ faisoit à Jésu»- Christ et à ses saints, et que , de son aveu propre, l'injure faite è l'image retomboit sur Torîginal. Lltalie passa encore plus avant; l'impiété de l'empereur fot cause qu'on lui refosa les tributs ordinaires. Luitpriuid, roi des Lombards, se servit du même prétexte pour prendre Ravenne, résidence des exarques. Ou nonfimoit ainsi les gouverneurs que les empeï*eurs eur voyoient en Italie. Le pape Grégoire II s'opposa au renversement des images ; mais en même temps il s'opposoit aux ennemis de l'empire, et tâchoit de retenir les peuples dans l'obéissance. 730 La paix se fit avec les Lombards, et l'empereur exécuta son décret contre les imagés pltis violemment que jamais. Mais le cél^re Jean de Damas lui déclara que , en matière de religion , il ne connoissoit de décrets que ceux de TÉglise, et souffrit beaucoup. L'empereur chassa de son